Action collective contre Combe
Des produits capillaires contiennent une substance allergène… Un client lance une action collective. Qui est l’avocate?

L’entreprise américaine Combe fait face à une demande d’action collective ciblant ses produits capillaires « Just For Men ».
La demande d'autorisation d'une action collective reproche à Combe d'avoir vendu ses produits en dissimulant la présence de para-phénylènediamine, une substance allergène et potentiellement dangereuse.
Le demandeur est M. Suszek. Il est représenté par Me Andrea Grass du cabinet Groupe de droit Actis.
Le client souhaite être désigné représentant des membres du groupe composé de toutes les personnes au Québec qui ont acheté et/ou utilisé un ou plusieurs produits « Just For Men ».
Fin 2024, le demandeur a acheté à plusieurs reprises des « Just For Men » chez Jean Coutu et Walmart. Chaque achat lui a coûté entre 13 $ et 15 $.
Après avoir appliqué le produit sur son cuir chevelu et sa barbe, M. Suszek a développé des démangeaisons intenses, des rougeurs, des brûlures et des cloques. Il ignorait alors la cause de ces symptômes. Il affirme que s'il avait connu le défaut du produit, il ne l'aurait pas acheté ni utilisé.
Le demandeur a appris par la suite qu'un litige similaire existe déjà aux États-Unis, où Combe aurait réglé de nombreuses poursuites hors cour. L'entreprise ferait aussi l'objet d'une poursuite contre ses assureurs en raison de l'épuisement de ses polices d'assurance en matière de responsabilité.
Les produits « Just For Men » souffriraient d'un vice de conception ou de fabrication, lié à la présence de para-phénylènediamine, allègue la poursuite, en soulignant qu’il s’agit d'un allergène puissant et suspecté d'être cancérigène.
Les mises en garde figurant sur les produits ne seraient pas adéquates. Elles minimiseraient les risques. Le test allergique recommandé serait peu fiable et pas réaliste.
La poursuite avance que Combe aurait déployé un processus interne de réclamation pour indemniser discrètement les consommateurs lésés, tout en dissimulant l'ampleur réelle du problème.
Selon la demande, Combe aurait violé la Loi sur la protection du consommateur (LPC), de même que les principes de responsabilité du fait des produits, et aurait manqué à son devoir général de mise en garde. L'entreprise américaine aurait également eu des pratiques commerciales trompeuses dans le marketing et l’étiquetage des produits.
Le demandeur réclame à la Cour supérieure de condamner la défenderesse à cesser les pratiques reprochées et à fournir des mises en garde adéquates. La poursuite considère également que Combe devrait être condamnée à verser des dommages compensatoires et des dommages punitifs à chaque membre du groupe.
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