F & A marchés émergents : quels cabinets se démarquent?

Céline Gobert
2012-11-01 14:15:00

Même si l’on constate une baisse de 7,1%, comparé à la même période en 2011, les cabinets canadiens demeurent présents sur ce marché, comme en témoigne le récent classement dévoilé par Thomson Reuters.
A l’échelle mondiale, trois cabinets canadiens se distinguent : Stikeman, au rang 15 avec 7 transactions et 18,3 milliards de $, Blakes, au rang 16, avec 18,1 milliards de $ et 7 transactions, et, le cabinet Osler au rang 17 avec 17,7 milliards de $ et deux transactions.
Sur le marché sud africain cette année on retrouve, FMC avec deux transactions (407 millions de $), Norton Rose et Davies qui en réalisent respectivement quatre (le premier 353, 7 millions de $, le second 106,1 millions), ainsi que Fasken (335 millions de $), Stikeman (220 millions de $) et Blakes qui en réalisent une.
On retrouve également Stikeman sur le marché asiatique : le cabinet réalise deux transactions en Chine, ce qui le place au rang 6 avec 17,9 milliards de $. La Chine, où l’on retrouve également Blakes et Osler avec 17,6 milliards de $ et une transaction chacun.
Enfin, en Europe de l’Est, on note la présence de McCarthy Tetrault au rang 11, avec une transaction à 3,53 milliards de $.
Globalement, les secteurs les plus en forme sont le secteur de l’énergie et de l’électricité (qui représente 17% des transactions), celui des matériaux (16%), des biens de consommation (12%) et des finances (11%).
Le Canada, pas un grand joueur
« La plupart des cabinets canadiens ont regardé, dans les années 1990 et 2000, ce qui se passait à l’étranger, chez les grands cabinets britanniques ou américains. Ce qu’ils essaient de faire maintenant, c’est de capter les investissements étrangers vers le Canada », explique Me Erik Richer La Flèche, associé chez Stikeman et spécialiste des transactions commerciales au Canada et à l'étranger.
Des investisseurs comme autant de clients potentiels venus de pays variés tels la Chine, l’Inde, la Corée, ou la Malaisie, indique le codirigeant des groupes des activités en Inde et des PPP, et membre des groupes du droit de l'énergie et des activités au Japon et en Corée.
« Le Canada, à part dans le secteur des ressources naturelles (pétrole, gaz, minier) n’est pas particulièrement présent dans ces pays là, à l’exception peut-être du Chili par exemple, mais traditionnellement le Canada n’est pas un grand joueur. »
Selon lui, le pays se concentre surtout sur une pratique minière importante où beaucoup de compagnies qui travaillent sur les marchés émergents viennent chercher des capitaux à Toronto.
« Les pays émergents nous intéressent mais plus par ce qu’ils font au Canada que chez eux », explique Me Richer La Flèche.
« A l’avenir, pour le Canada, les pays les plus importants comme sources d’investissement vers le Canada vont être l’Indonésie, et le Nigéria. La Chine et l’Inde vont d’être importants pour le Canada et les échanges commerciaux vont augmenter sinon supplanter les Etats-Unis. »
A moyen terme, selon l’associé de chez Stikeman, l’Asie risque même bien de dépasser l’Europe comme source d’investissement.
« C’est déjà fait d’ailleurs dans l’Ouest, ajoute-t-il. Mais le Canada est quand même un peu à la traîne, en retard. »