Fusion des Bourses : trois autres acheteurs étaient sur les rangs

L'équipe Droit-Inc
2008-01-15 12:52:00
On y apprend plein de choses, notamment qu’une Bourse américaine, dont le nom n’est pas dévoilé, a approché la Bourse de Montréal pour discuter acquisition, sans toutefois déposer d’offre formelle.
Selon le document, des accords de confidentialité ont été conclus, et des discussions ont eu cours pendant deux semaines. Début octobre, l’acquéreur potentiel a toutefois mis fin aux pourparlers.
La circulaire nous apprend aussi qu’à l’automne 2006, il avait été question que le Groupe TSX ne prenne qu’une participation minoritaire dans la Bourse de Montréal. Ces négociations n’ont pas abouti.
Elles ont repris en mai 2007 mais n’ont pas abouti en raison d’un «désaccord sur le modèle de gouvernance de l’entité issue du regroupement».
Trois autres acheteurs
Les pourparlers avec Toronto ont été relancés début novembre. Le prix évoqué alors était de 36,82 $ par action de la Bourse de Montréal.
Les conseillers juridiques de la Bourse de Montréal, Ogilvy Renault, dont l’équipe était dirigée par l’associé Marc Lacourcière, ont recommandé au conseil de solliciter trois autres groupes boursiers.
Deux des trois Bourses ont manifesté de l’intérêt et ont offert un prix d’environ 37 $ par action. Leurs engagements étaient toutefois moins intéressants que ceux de Toronto, notamment en ce qui a trait au maintien des activités à Montréal.
La Caisse dit non!
Le document révèle de plus que le chemin pour en arriver à la fusion a été ardu et que cela ne faisait pas l'affaire de tous les actionnaires de l'institution montréalaise.
En effet, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDP), un important actionnaire de la bourse, s'est opposée à la fusion avec Toronto lors des négociations entreprises en novembre dernier, après que la Bourse de Toronto ait rejeté une première entente signée en mai.
La Caisse soutenait que la présence de seulement cinq administrateurs québécois au sein d'un conseil composé de 18 personnes n'était pas rassurante, surtout que cette garantie ne prévalait que pour trois ans.
La Caisse possède environ 10 % des actions de la Bourse de Montréal.
L'achat de la Bourse de Montréal par celle de Toronto doit être approuvé par 66 % des voix.
Toutefois, selon Radio-Canada, les réticences de la CDP pourraient compliquer les choses, surtout si un deuxième actionnaire important adopte la même attitude.