Le Bureau de la concurrence autorise l'acquisition de Reuters par Thomson

L'équipe Droit-Inc
2008-02-19 12:32:00
"Après avoir examiné attentivement cette transaction et compte tenu des engagements que Thomson a pris envers le Bureau, nous avons conclu que l'acquisition n'aura probablement pas pour effet d'empêcher ou de réduire sensiblement la concurrence sur les marchés des renseignements financiers", a déclaré la sous-commissaire principale de la concurrence, Melanie Aitken.
Les sociétés Thomson et Reuters fournissent des renseignements financiers détaillés à l'aide d'applications informatiques et des données financières historiques et en temps réel. Les spécialistes financiers se servent de produits tels que "Thomson One" et "Reuters 3000" pour conseiller leurs clients sur une foule de transactions financières.
Bien que le Bureau ait examiné les effets de la transaction sur tous les produits fournis par les parties, sa principale préoccupation était de savoir s'il restait pas suffisamment de concurrents capables de fournir le même genre de données financières détaillées sur des entreprises et des transactions financières que les parties en cause.
Durant son examen, le Bureau a travaillé étroitement avec ses homologues du département de la Justice des États-Unis et de la Direction de la concurrence de la Commission européenne. Les parties se sont engagées envers ces autorités à céder des copies de leurs bases de données dans trois catégories ("Reuters Estimates", "Thomson Fundamentals" et "Reuters Aftermarket Research").
Reuters cédera également dans une quatrième catégorie une copie de sa base de données Economics afin de répondre aux préoccupations soulevées par la Commission européenne. Ces dessaisissements comprennent les éléments d'actif connexes utilisés dans la prestation de renseignements financiers détaillés sous forme électronique.
Ces dessaisissements, ainsi que les autres engagements pris par Thomson envers le Bureau concernant la façon dont ces dessaisissements seront mis en ouvre sur les marchés canadiens, ont dissipé les dernières préoccupations du Bureau.
"Dans le cas des fusions internationales, la principale préoccupation du Bureau est de disposer d'une mesure corrective qui permettra de régler les cas éventuels d'empêchement ou de diminution sensible de la concurrence au Canada. Lorsqu'il y a lieu, le Bureau se réfère aux mesures correctives qui ont fait l'objet d'ententes dans d'autres pays, pourvu que ces mesures donnent suite aux questions soulevées par le Canada", a ajouté Mme Aitken.