Léon-Brick : les avocats de la transaction

Agnès Wojciechowicz
2012-11-14 08:30:00

De son côté, Brick a fait appel aux services de Blakes pour le représenter dans cette vente et plus particulièrement à ceux de Chris Hewat, Tim Andiso et Cat Youdan pour tout ce qui avait trait aux valeurs mobilières, et de Chris Van Loan pour les questions d'ordre fiscal.
En étant sur le point de conclure cette opération, le réseau de Meubles Léon qui compte 76 magasins dans neuf provinces, dont le Québec, devrait acquérir 230 établissements du groupe Brick, tels que United Furniture Warehouse, The Brick Mattress Store ou encore Urban Brick.

« Cette transaction réunit deux importantes entreprises qui sont complémentaires sur le plan géographique, selon Terry Léon. Nos équipes combinées nous permettront d'avoir accès notamment à un réseau de distribution nationale qui augmentera notre capacité de faire de la vente en ligne. »
Mais la transaction serait aussi une réponse à l'arrivée prochaine du géant américain Target. « Target fait peur à plusieurs niveaux parce que c'est une marque agréable pour les consommateurs. La manière de vendre les produits est différente et les concurrents devront s'adapter », croit Frank Pons, professeur de marketing à l'Université Laval.
« Target est un bon joueur et c'est un concurrent direct qui fait réagir tout le monde, pas seulement le secteur de l'ameublement. On sent une certaine nervosité », a ajouté de son côté JoAnne Labrecque, professeure en marketing à HEC Montréal.
Autre objectif : consolider et améliorer la rentabilité de l'entreprise.
« Cela démontre le niveau de concurrence de l'industrie. Léon recherche des économies d'échelle. Brick est bien présente dans l'Est et l'Ouest canadien. L'acquisition empêche aussi un autre concurrent étranger de venir s'installer ici », a souligné la professeure d'HEC.
''Avec l'Agence QMI''