Cadillac Fairview et Ivanhoé Cambridge attaquent l’AMT

Agence Qmi
2014-05-21 09:20:00

L’Agence métropolitaine de transport (AMT) a imposé la réserve aux deux géants immobiliers le 11 avril dernier pour une période de quatre ans, en prévision du prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal.
Cadillac Fairview et Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, n’apprécient pas la démarche de l’AMT. Ils ont déposé une requête devant la Cour supérieure pour faire annuler la réserve, le 12 mai dernier.
«L’effet de la Réserve est de prohiber, pendant une période maximale de quatre ans, toute construction, amélioration, ou addition sur son emprise, privant ainsi les Demanderesses du droit d’exploiter pleinement le site des Galeries d’Anjou», peut-on lire dans la requête introductive d’instance en contestation du droit à l’imposition d’une réserve pour fins publiques.
Le document précise que l’AMT n’a pas communiqué avec les propriétaires des Galeries d’Anjou avant d’imposer la réserve, les mettant devant le fait accompli. La direction de Cadillac Fairview, qui pilote le dossier au nom des deux groupes immobiliers, a refusé de répondre aux questions d’Argent sur ce dossier.
«Nous n'avons pas d'autres commentaires au-delà de ce qui est décrit dans le document que nous avons déposé à la Cour supérieure», a indiqué par courriel Janine Ramparas, directrice des communications de l’entreprise.
La requête des deux actionnaires des Galeries d’Anjou demande, entre autres, au tribunal de déclarer la réserve nulle et d’ordonner au bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Montréal de radier son inscription.
On a contacté l’AMT pour obtenir une réaction aux démarches des propriétaires des Galeries d’Anjou. On a été dirigé vers le ministère des Transports du Québec (MTQ), qui s’occupe des terrains mis en réserve.
Au moment d’écrire ces lignes, le MTQ n’avait pas été en mesure de répondre aux questions du journaliste.