Un avocat du gouvernement fédéral devient juge
Thomas Vernier
2026-04-24 15:00:03
Un avocat a consacré plus du quart de siècle à défendre les intérêts du Canada dans des dossiers constitutionnels et autochtones. Maintenant, il rendra les jugements..

Me François Joyal, avocat général principal au ministère de la Justice Canada à Montréal, est nommé juge à la Cour fédérale, a annoncé mercredi le ministre fédéral de la Justice Sean Fraser.
Cette nomination met fin à une carrière de plus de 25 ans au service du Procureur général du Canada pour ce spécialiste du droit constitutionnel, du droit autochtone, du droit administratif et du droit international public. Le juge Joyal remplace le juge Yves Roy, qui a choisi de devenir juge surnuméraire à compter du 3 octobre 2024.
« Je souhaite au juge Joyal beaucoup de succès dans l'exercice de ses nouvelles fonctions. Je suis convaincu qu'il servira bien la population du Canada en tant que membre de la Cour fédérale », a déclaré le ministre Fraser.
Un parcours entre autochtones et constitutionnel
Né à Repentigny et ayant grandi à Montréal, François Joyal a été admis au Barreau du Québec en 1993 après avoir obtenu son baccalauréat en droit de l'Université de Montréal. Il a débuté sa carrière chez O'Reilly et Associés à Montréal, une étude spécialisée en droit des Autochtones, où il a exercé comme stagiaire puis avocat de 1993 à 1999.
Il s'est ensuite joint au ministère de la Justice Canada à Montréal, où il a pratiqué pendant plus de vingt-cinq ans comme avocat plaideur. Depuis 2023 jusqu'à sa nomination, il occupait le poste d'avocat général principal.
Son expertise reconnue dans des domaines complexes du droit l'a mené à plaider plusieurs affaires devant la Cour suprême du Canada, une expérience qui lui sera certainement utile dans ses nouvelles fonctions.
Un formateur reconnu
Au-delà de sa pratique, le nouveau juge a joué un rôle actif dans la formation et l'encadrement des juristes. Il a notamment agi comme conseiller en plaidoirie auprès de l'Institut de plaidoirie devant la Cour suprême du Canada, une position qui témoigne de sa reconnaissance par ses pairs comme plaideur d'expérience.
Il a également siégé au Comité de l'accès à la profession du Barreau du Québec, contribuant ainsi à la gouvernance de la profession juridique québécoise.
Parfaitement bilingue
Le juge Joyal parle couramment le français et l'anglais, un atout essentiel pour siéger à la Cour fédérale, qui doit entendre des causes provenant de toutes les régions du pays dans les deux langues officielles.
Cette nomination s'inscrit dans le cadre du processus de nomination à la magistrature fédérale mis en place en 2016, qui met l'accent sur la transparence, le mérite et la diversité de la population canadienne. Les nominations sont faites par la gouverneure générale, qui agit selon l'avis du Cabinet fédéral et les recommandations du ministre de la Justice.
Marié et père de deux filles, le nouveau juge aime la randonnée, la musique et la lecture.
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