Vins

Grands vins avec touche montréalaise, et un gourmand Châteauneuf

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David Santerre

2012-11-30 14:50:00

Thomas Bachelder est ce Montréalais qui fut le génie derrière la naissance d’un des premiers «grand vin» ontarien, le Clos Jordanne, à Jordan, près de Niagara. Notre chroniqueur nous parle de son nouveau projet…
Bachelder a reproduit ici le travail qu’il avait appris auprès des meilleurs, en Bourgogne, avec ses cuvées parcellaires à la manière des premiers et grands crus des côtes de Nuits et de Beaune.

Mais depuis peu, il vole de ses propres ailes et a créé sa marque, Bachelder. Un projet aussi ambitieux qu’original. L’homme produit six cuvées, trois de pinot noir et trois de chardonnay, dans les trois régions du monde où il a perfectionné son art. Oregon, Niagara, Bourgogne.

En gros, il travaille avec des viticulteurs de confiance, dont plusieurs cultivent leur raisin biologiquement, et achète une partie de leur production qu’il vinifie sur place.

Je vous parle cette semaine de son chardonnay de Niagara, 2010.

Le nez est résolument celui d’un vin du Nouveau-monde, avec des notes beurrées, briochées, de truffes blanches et salines. Riche et élégant. La bouche est charmeuse, opulente et bien grasse, avec des saveurs de caramel, de poire, un brin boisé. Mais le tout demeure frais, très équilibré. Et très long en bouche.

Un superbe achat pour les amateurs de blancs riches, élégants. Pour boire sur des viandes blanches, pourquoi pas la dinde de Noël, le homard, ou des fromages relevés.

Je serais curieux de le laisser quelques années dans la cave. Il n’y en a pas des masses dans le réseau des succursales de notre monopole, mais 45 bouteilles sont disponibles via le Web. Aussi, il reste quelques quilles de 2009, ainsi que d’autres cuvées Bachelder.

Bachelder, Chardonnay, VQA Niagara Peninsula 2010, Code SAQ : 11873721, 29,95$

Voilà un Châteauneuf, puissant certes, qui s’assagira après quelques années en cave d’accord, mais qui est charmeur dès aujourd’hui. Ce qui n’est pas si fréquent. Franck et Olivier Mousset produisent cet élégant vin issu de grenache, syrah et mourvèdre, qui sent bon les bleuets confits, les épices, les cailloux humides.

Ça goûte l’olive noire, la tapenade, la figue séchée, la terre, les épices. C’est très long en bouche. Enveloppant, puissant même. Mais à la fois, les tanins sont fondus, et la matière est gourmande, croquante.

Une légère pointe d’acidité en finale équilibre le tout, et on a là un Châteauneuf-du-Pape au prix correct, qui peut aller en cave, mais qui sera pleinement satisfaisant dès maintenant. Je l’ai dégusté avec une entrecôte bien saignante, et le mariage était fort heureux !

Clos Saint-Michel, Châteauneuf- du-Pape 2009, Code SAQ : 11192247, 38,50$
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