Qu'est-ce qu'on boit pour le réveillon?

David Santerre
2011-12-23 12:15:00
Avouez que vous avez presque tous un jour payé près de 100 $ pour une bouteille de champagne pour célébrer une grande victoire ou la venue d’un nouvel associé. Mais cette fois, sans les dénigrer, je vous propose d’oublier les Clicquot, Moët et autres Mumm, pour jeter votre dévolu sur un vrai champagne d’artisan.

Nous avons la chance de trouver sur les tablettes de notre monopole d’État cette cuvée d’un millésime exceptionnel, 1996, pour un prix ma foi fort honnête pour un tel vin. Un nez de pommes cuites, de miel, et de pâtisserie. La bouche elle, malgré ce nez annonciateur d’un vin un brin sucré, est tout en tension et en fraîcheur. Un fruit croquant, une minéralité tranchante, une complexité qui nous laisse songeur pendant les longues secondes au cours desquelles ses arômes nous restent en bouche.
Pour défoncer l’année avec classe, mais je dirais plus : avec sa vinosité et sa profondeur, osez le servir avec votre dinde du réveillon… Vous serez étonnés du résultat ! Avis aux quelques chanceux de Québec et Val d’Or, il reste chez vous quelques magnums (1,5 litre) !
Château Mont-Redon (http://www.chateaumontredon.fr/ ), Châteauneuf-du-Pape 2007, Code SAQ : 00856666 ( http://bit.ly/sBTPoI ), 39,25 $
Destination plus classique ici, mais pas moins savoureuse. Avec une tourtière ou un ci-paille à la viande de gibiers, bien relevé et bien riche, ce grand vin épicé et aux tanins soutenus sera un merveilleux accord.

Un nez de fruits noirs bien murs, pruneaux, cassis, figues et olives noires. Et bien épicé. En bouche, on retrouve tout cela, agrémenté d’une touche de minéralité, de tanins appuyés mais souples et d’une pointe d’acidité en finale qui équilibre le tout.
Un très beau vin racé et élégant, issu d’un grand millésime dans le Rhône.