Fusions et acquisitions

F&A: Blakes et McCarthy encore au top

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Céline Gobert

2012-10-05 15:00:00

Le classement mondial des top cabinets d’avocats en F&A vient tout juste de sortir. Plusieurs cabinets canadiens sont dans la liste. Lesquels? Leurs associés ont parlé à Droit-Inc...
Howard Levine, associé chez Blakes
Howard Levine, associé chez Blakes
Ce sont, dans l’ordre, les cabinets Blakes, McCarthy Tetrault et Osler qui caracolent au classement, à l’échelle mondiale, des fusions et acquisitions pour les neuf premiers mois de l’année 2012, selon Thomson Reuters .

A noter qu’au total, les fusions et acquisitions représentent 1,7 billion de dollars pour les neufs premiers mois de 2012, soit une baisse de 16% par rapport à l’année dernière.

Blakes se classe 18ème avec près de 80 milliards de dollars. Le cabinet a réalisé 112 transactions, ce qui le place 15ème au classement par nombre d’opérations.

« Ce qui nous distingue des autres cabinets c’est que nous agissons comme un seul bureau. Nous plaçons les bons actifs sur les bons dossiers nonobstant l’endroit » indique Me Howard Levine, associé chez Blakes à Montréal, spécialiste des fusions et acquisitions ainsi que des opérations touchant les sociétés et les valeurs mobilières.

Selon lui, Blakes maîtrise trois expertises cruciales : les F & A, la fiscalité, le droit de la concurrence.

« Notre réputation et renommée attirent la clientèle, et ce dans un climat difficile. Les clients privilégient l’expertise de nos avocats pour protéger leurs intérêts. »

Blakes est suivi de près par McCarthy Tetrault, à la 19ème place, avec ses 78 milliards de dollars. Osler est 25ème avec 42 milliards de dollars environ.

Au classement par nombre de transactions, on trouve également Gowlings à la 12ème place qui effectue 124 transactions.

Clemens Mayr, associé du bureau McCarthy à Montréal
Clemens Mayr, associé du bureau McCarthy à Montréal
« Nous sommes toujours les trois ou quatre mêmes cabinets à se partager les rankings, je pense que c’est un signe de maturité du marché au Canada où un nombre restreint de cabinets domine », explique Me Clemens Mayr, associé du bureau McCarthy à Montréal.

Concernant les transactions impliquant au moins une compagnie canadienne, Blakes est numéro un, avec 41,7 milliards de $. Il est suivi sur le podium de tête par Stikeman Elliott et Osler avec respectivement 35,3 milliiards de dollars, et 34 milliards de dollars.

On trouve également McCarthy Tetrault à la 6ème place (23,4 G de $), Norton Rose à la 8ème place avec 19 m de $, Fasken (14ème et 15,8 G de $), ainsi que Davies (22ème et 8,4 G de $).

Sur le podium, à l’échelle mondiale, on trouve Freshfields Bruckhaus Deringer (204 milliards de dollars), Skadden (193 m de $) et Simpson Thatcher & Bartlett (171 m de $).

Au classement par nombre de transactions, les cabinets en tête sont Jones Day (293 transactions), DLA Piper (241) et Latham Watkins (201).

Valeur en baisse

Sur le plan de la valeur, les fusions et acquisitions ont chuté de 14% par rapport à l'année dernière avec un peu plus de 27.000 transactions annoncées.

Par rapport au deuxième trimestre de 2012, la valeur des fusions et acquisitions annoncée a chuté de 13% au cours du troisième trimestre de 2012, et diminue de 3% par rapport au troisième trimestre de l'année dernière.

Selon Me Mayr, spécialiste des questions reliées aux financements des sociétés, financements internationaux et fusions et acquisitions, le boom de 2006-2007 n’a pas eu lieu de nouveau. On se situe plutôt au niveau 2008-2009.

« Il y a une incertitude qui n’est pas réglée par rapport à la dette européenne », indique Me Mayr.

Un climat d’hésitation qui rend les investissements plus compliqués, selon lui.

« Au niveau global, je suis raisonnablement optimiste mais pour le Québec, cela reste à voir. »

En effet, selon lui, le gouvernement actuel ne favorisera pas forcément les investissements.

« Je ne suis pas économiste mais en tant qu’humble avocat, je peux dire que l’on constate une incertitude monétaire et économique en Europe », indique Me Howard Levine, qui partage l’avis de son confrère.

A noter, enfin, que le secteur de l'énergie et de l’électricité a été le plus actif au cours des neuf premiers mois de 2012 (17%).

Les secteurs des matériaux et des services financiers ont représenté, eux, 12% et 11% de l'activité.

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