Action collective contre CGI
CGI rassure alors que sa situation se dégrade: un investisseur dépose une demande d’action collective. Qui est l’avocate?
La Cour supérieure devra déterminer si l’entreprise CGI a manqué à ses obligations vis-à-vis de ses actionnaires.

Un investisseur a déposé une demande d’autorisation d’une action collective pour réclamer des dommages-intérêts à CGI et à ses hauts dirigeants.
Le demandeur, Jean Allard, est un résident de Montréal, qui est actionnaire de l’entreprise CGI. Il est représenté par Me Émilie Kokmanian du cabinet Scott+Scott.
La demande d’action collective vise CGI, ainsi que l’ex-PDG François Boulanger, le vice-président exécutif et chef de la direction financière Steve Perron et l’actuel PDG Timothy Hurlebaus.
Du 29 janvier 2025 au 28 avril 2026, les dirigeants de CGI ont multiplié les propos rassurants alors que la situation de l'entreprise se détériorait, selon la poursuite.
La demande d’action collective allègue que les défenderesses ont fait des déclarations publiques trompeuses sur la solidité de la demande pour les services de CGI, notamment sa croissance organique, ses nouveaux contrats et son carnet de commandes.
CGI et ses hauts dirigeants auraient aussi manqué à leur obligation d'information occasionnelle en ne divulguant pas la dégradation de la demande dans certains secteurs, notamment celle du gouvernement fédéral américain et en Europe.
Le 19 avril 2026, « la Société a divulgué des résultats financiers décevants, divulgue des résultats financiers décevants, notamment des revenus de 6 millions $ en deçà du consensus des analystes », décrit la poursuite. « Ce n’est qu’à ce moment-là que les Défendeurs admettent, pour la première fois, qu’il se peut qu’ils aient atteint le fond du baril (« perhaps [CGI] hit bottom »), que le secteur « Gouvernement fédéral américain » met plus de temps à remettre des retards et que les secteurs européens sont également affectés par des retards. De plus, les analystes ont calculé que CGI affichait une croissance organique négative. »
La valeur des actions de CGI tombe alors de 10 %à la bourse de Toronto et à la bourse de New York.
C’est pourquoi le demandeur considère que les communications de l’entreprise « ont eu pour effet de gonfler artificiellement la valeur des titres de CGI transigés sur la TSX et la NYSE durant la période ».
Le demandeur s’appuie sur la Loi sur les valeurs mobilières et sur le Code civil du Québec pour réclamer des dommages-intérêts aux défenderesses.
Ces montants devraient être versés aux membres du groupe de l’action collective, à savoir « toute personne ayant acheté des titres de CGI entre le 29 janvier 2025 et le 28 avril 2026, et qui en détenait tout ou partie entre le 28 janvier 2026 et le 29 avril 2026 »
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