Action collective contre Éconofitness
L’accès illimité au gym est limité à 90 minutes. Un abonné lance une action collective contre Éconofitness. Qui sont les avocats?
Une demande d'autorisation d’une action collective vise le réseau de salles de gym Éconofitness.

Celui-ci fait déjà l'objet d'une autre demande d’action collective, approuvée par la Cour supérieure le 5 octobre 2026, au sujet des avantages Platine, dont le partage illimité de la carte.
Cette fois, Les Entreprises Vivre en forme, qui exploitent le réseau de gyms Éconofitness, sont visées pour avoir modifié les conditions d'accès à leurs établissements, pour les abonnés Platine et Extra.
Le demandeur est Jerry Alexandre. Il est représenté par Me Mike Diomande, avocat à son compte.
Éconofitness conteste les allégations de la demande d’action collective. La défenderesse est représentée par Me Marc-André Nadon et Me Elizabeth Cullen du cabinet Prévost Fortin D’Aoust (PFD).
Bloqué la nuit?
Le 10 octobre 2025, le demandeur souscrit un abonnement Platine à 477,92 $ par an, qu'il renouvelle pour 12 mois jusqu'au 25 octobre 2027. S’il a choisi la formule Platine, c'est parce qu'elle inclut l'accès illimité, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, à tous les établissements Éconofitness.
Pourtant, le 8 octobre 2026, le demandeur reçoit un courriel qui lui annonce qu'à compter du 13 octobre: « Une fois que tu as franchi le tourniquet, ta carte ne pourra pas être utilisée de nouveau avant un délai de 90 minutes », cite la poursuite.

« Ce changement imposé unilatéralement par la défenderesse est contraire au contrat initial P-3 et prive, de facto, le demandeur d’un accès illimité aux gym », pointe la demande d’autorisation. « Le changement unilatéral imposé par la défenderesse modifie le contrat souscrit par le demandeur. »
De plus, le 13 octobre 2026, vers 18h55, le demandeur sort brièvement du gym situé 6700 chemin de la Côte-des-Neiges à Montréal, pour aller chercher un objet oublié. De retour dix minutes plus tard, sa carte est restée bloquée. Un employé le laisse finalement entrer. Le demandeur soutient qu'il aurait été bloqué si un employé n'avait pas été présent sur place, par exemple s'il était resté bloqué durant la nuit.
Modification unilatérale d’un élément essentiel
À la suite de cet incident, le demandeur considère que la politique de réadmission au bout de 90 minutes limite l'accès illimité promis, et modifie littéralement le contrat. Il estime que le préavis de cinq jours prévu par Éconofitness n'est pas conforme aux 30 jours prévus par la loi et par la clause 8 du contrat.
La poursuite affirme que l'avis était incomplet, car il ne mentionnait pas le droit de refuser la modification et de résilier sans frais.
La clause 8 du contrat serait elle-même non conforme, parce que les éléments modifiables seraient imprécis; le contenu du préavis serait insuffisant; le point de départ du délai de refus de 30 jours serait ambigu. Enfin, elle prévoyait qu'un élément essentiel d'un contrat à durée déterminée pourrait être modifié.
Ces manquements constituent des infractions à la Loi sur la protection de consommateur (LPC), soutient la poursuite.
Le demandeur souhaite être désigné représentant des membres du groupe composé de « toutes les personnes physiques qui détenaient, au 13 octobre 2026, ou qui ont détenu depuis cette date, un abonnement Platine ou Extra d’Éconofitness au Québec, et dont les conditions d’accès ont été assujetties à la politique imposant un délai de 90 minutes avant toute nouvelle utilisation de leur carte d'accès, pendant la durée de leur abonnement ».
En réparation, le demandeur réclame la réduction des frais d'abonnement et le remboursement des sommes dues, des dommages-intérêts compensatoires, ainsi que des dommages-intérêts punitifs de 100 $ par membre. Il entend également que le tribunal ordonne à la défenderesse de fournir les prestations promises, car il souhaite garder son abonnement.
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