Le boy’s club toujours vivant à Bay Street
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Martine Turenne
2017-01-26 13:15:00

Eh oui, en 2016, dans le respecté district financier de la métropole canadienne, raconte-t-elle dans le Canadian Lawyer.
« Vous n’êtes pas invitées »
Les salaires peuvent bien être égaux, les responsabilités, déléguées à parts égales et les bonus, à peu près corrects. À priori, hommes et femmes semblent être traités de manière similaire au travail. « Mais dans certaines entreprises, on me parle d'une réalité parallèle, qui existe en-dehors du discours officiel, qui lui prône l’égalité, dit Mme de Dios. Une réalité démontrant qu'un boy’s club existe encore. »
Une réalité subtile, difficile à exposer, à prouver et à éliminer.
Barbara de Dios le constate lors des activités sociales, les apéros, les déjeuners, les rencontres sportives... « Vous n'êtes pas invitées. » Lors de simples conversations, où vous vous joignez à brûle pourpoint, et « où vous réalisez que vous êtes de trop ».
« C'est un sentiment inconfortable que d'être acceptée sur papier, mais socialement mal accueillie », écrit-elle. C'est une question que la loi ne peut pas régler. C’est une question d’attitude.
« Vous ferez ainsi face à la déception la plus cruelle. Que peu importe comment vous travaillez fort, comment vous vous investissez dans votre cabinet, vous ne pourrez jamais faire partie de ce club. »
Et cela déborde le cadre des avocates de Bay Street.
Avoir une mentor
Pour les avocates, avoir une mentor peut être d'une grande utilité, croit Barbara de Dios.
« Il est important d'avoir le soutien de femmes qui ont vécu ces réalités dans leur vie professionnelle, et qui ont réussi à occuper des postes supérieurs en dépit des pressions sociales qui favorisent les hommes. »
Il existe des occasions de mentorat, dit-elle, sachez les voir. « Il est probable qu'une autre jeune avocate aura vécu des expériences très semblables dans votre ville. Vous ne pouvez pas résoudre le problème seule, mais vous pouvez vous soutenir et apprendre les unes des autres. »
L’histoire se répète, dit Barbara de Dios. « Y a-t-il une chance que nous puissions un jour en changer la fin? »
PP
il y a 8 ans« Vous ferez ainsi face à la déception la plus cruelle. Que peu importe comment vous travaillez fort, comment vous vous investissez dans votre cabinet, vous ne pourrez jamais faire partie de ce club. »
Bon, alors Madame Barbara de Dios confirme que le boys club va toujours exister.
Je suis d'accord aussi.
La nature humaine va toujours amener les hommes à se réunir aux plus hauts échelons.
Peut-on arrêter d'en parler maintenant et cesser de jouer aux sorciers pour changer ce qui ne se change pas?
L'égalitarisme à tout prix est un tare qui cause plus de tort qu'autre chose.
Anonyme
il y a 8 ans"C'est un sentiment inconfortable que d'être acceptée sur papier, mais socialement mal accueillie"
Que vous soyez homme, femme, ou "whatever", vous serez toujours mal accueilli lorsque vous tenterez d'imposer votre présence.
Anonyme
il y a 8 ans... et pourtant certains passent pour des racistes lorsqu'ils osent dire qu'ils n'aiment pas que des immigrants importent et imposent leurs valeurs et coutumes...
Avocate
il y a 8 ansLa plupart des femmes aiment être invitées. Ou du moins, elle s'attendent àa l'être. Oui, les jeunes aussi. Sont élevées comme ça.
On lit souvent des femmes qui regrettent ne pas être "choisies comme leader" (sic).
Comprennent pas grand chose. Y'a du chemin à faire ...
Anonyme
il y a 8 ansVous avez raison. Il faut s'assumer. Et des deux côtés. Si vous tentez d'imposer vos valeurs, vous risquez d'être mal accueillis. Si vous n'êtes pas accueillant envers les immigrants, vous risquez de passer pour un raciste... Vous justifiez ce que vous dénoncez dans la même phrase...