L’insatisfaction au travail décourage les avocates
Près d'une avocate sur cinq prévoit de quitter la profession en raison d’une culture du travail insatisfaisante, selon une enquête mondiale.
Nombre d’avocates font face à un malaise dans leur milieu de travail.
Près d’une avocate sur cinq (19 %) envisagent de quitter la profession, surtout parce qu’elles ne sont pas satisfaites de la culture au travail, selon une enquête de l'Association internationale du barreau (IBA) auprès de 5 000 femmes travaillant dans la profession juridique dans 100 juridictions.
D'autres raisons s'ajoutent pour alimenter l'insatisfaction, telles que le besoin d'un meilleur soutien en santé mentale ou physique, ainsi que les expériences de préjugés ou de discrimination.
La plupart des avocates interrogées (62 %) prévoient de rester dans leur travail actuel. Mais, outre celles prêtes à quitter la profession, elles sont nombreuses à envisager un changement d'emploi ou d’employeur (25 %).
L'insatisfaction au travail s’accumule aussi en raison de la difficulté à équilibrer la vie au travail et la vie personnelle. La moitié des avocates (52 %) disent avoir des enfants à charge.
Certes, la pandémie a permis davantage de flexibilité au travail, selon 60 % des avocates, mais les autres types de soutien restent rares.
Une minorité d’avocates (40 %) ont accès à des programmes de coaching et de mentorat, et elles sont encore moins nombreuses (20 %) à avoir accès à une formation en leadership.
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