Procès de l’ex-juge Delisle : la victime aurait eu la main gauche sur le pistolet

Agence Qmi
2012-05-15 17:00:00

Contre-interrogatoire serré
Dans un contre-interrogatoire serré, Me Jacques Larochelle a multiplié les questions pointues au pathologiste pendant deux heures mardi matin, tentant de faire ressortir certaines contradictions dans son témoignage et lui demandant à plusieurs reprises sur quelles études ou connaissances il se basait pour donner ses réponses.
La défense est revenue sur la forme de la plaie à la tête de Marie-Nicole Rainville et les possibles éléments expliquant sa forme « étoilée ». Pour l'expert, il est clair que le coup a été tiré à bout touchant, ou presque, permettant à des gaz et du noir de fumée de sortir du canon pour se déposer sur la paume gauche de la victime présumée.

Le procureur a tenté de démontrer que si le bout du canon était bien appuyé sur la tempe, il n’y avait pas de place pour laisser sortir du noir de fumée, alors qu’avec un angle, cela devenait possible. Me Larochelle s’est par la suite « excusé » d’avoir « mimé cette position un peu choquante ».
Toxicologue
Quinzième témoin de la Couronne, la toxicologue Nathalie Goudreau est venue expliquer à la barre les différents médicaments retrouvés dans l’organisme de Mme Rainville, au moment de son décès. Selon son analyse, ces médicaments auraient été pris de manière « thérapeutique » et ne présenteraient aucun danger.
Le témoin a toutefois avancé qu’une consommation importante ou multiple de ces substances pourrait entraîner la mort. En contre-interrogatoire, l’expert a toutefois affirmé que les effets d’une telle absorption étaient incertains et que la mort pourrait résulter d’une période plus ou moins longue. Qui plus est, un nettoyage de l’estomac permet, parfois, de sauver les individus, s’ils sont traités à temps.
La preuve de la Couronne devait se poursuivre mardi après-midi avec le 16e témoin, toujours un expert.
L’ex-juge Jacques Delisle est accusé du meurtre prémédité de sa femme.