Action collective contre Air Canada
Un avion d’Air Canada sort de la piste. Une passagère blessée dans l’incident lance une action collective. Qui est l’avocat?

L’atterrissage mouvementé d’un vol d’Air Canada à Montréal en juillet fait l’objet d’une action collective, visant à faire indemniser les passagers de l’avion
La Cour supérieure devra décider si elle permet à la demande d’autorisation d’une action collective d’aller de l’avant.
La demanderesse est Ildiko Fuller Horvath, une habitante de la Californie, qui voyageait dans le vol AC774 avec son mari et leurs trois enfants. Elle est représentée par Me R. Gauld Joseph, qui exerce à son compte à Montréal.
Le 9 juillet 2026, le Boeing 737-8 MAX qui assurait le vol AC774 entre Los Angeles et Montréal a quitté la piste d’atterrissage en arrivant à l’aéroport Montréal-Trudeau. L’avion finit sa course dans l’herbe.
Les passagers sentent une odeur de caoutchouc brûlé, et des cris d'alerte au feu sèment la panique, relate la poursuite.
Les voyageurs restent bloqués à bord de l'avion durant environ trois heures, alors que la cabine est surchauffée. Durant tout ce temps, les passagers n’ont accès qu'à très peu d’eau. Aucune communication claire ne leur est donnée, allègue la demande d’autorisation.
Quand ils peuvent enfin débarquer, le processus est long et pénible, affirme la demanderesse.
Pour celle-ci et sa famille, d'autres inconvénients s'ajoutent. Ils ratent leur correspondance pour Barcelone, et finissent par rejoindre la ville catalane avec 24 heures de retard.
Depuis l’incident, la demanderesse et son mari ont développé des douleurs physiques et des symptômes de stress post-traumatique. De leur côté, les enfants ont aussi développé des peurs de l'avion, des troubles du sommeil et des douleurs.
La poursuite reproche à Air Canada, non seulement la sortie de piste, mais aussi le traitement des passagers pendant et après l'incident, de même que la durée déraisonnable avant le débarquement, l'absence d'aide médicale et psychologique à l'arrivée au terminal, ainsi que le retard causé par la correspondance manquée.
Ildiko Fuller Horvath demande à être désignée représentante des membres du groupe, composé par les passagers qui étaient à bord du vol AC774 concerné.
La demanderesse réclame à la Cour supérieure de condamner la compagnie aérienne à verser une indemnisation individuelle aux membres du groupe pour les blessures corporelles et les conséquences psychologiques. Le montant de l’indemnisation par passager peut s'élever jusqu'à 289 026 $ selon la Convention de Montréal, qui prévoit même la possibilité de réclamer davantage sur présentation d’une preuve individuelle.
Elle souhaite aussi que les membres bénéficient d’une indemnisation collective pour les dommages pécuniaires et non pécuniaires liés au retard, qui peut atteindre 11 995 $ par passager, subsidiairement d’une indemnité forfaitaire prévue au Règlement sur la protection des passagers qui s'élève jusqu'à 1 000 $ par passager.
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