Bombardier a payé l’avocat… embauché par le gouvernement
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Martine Turenne
2017-04-25 10:43:00

Le Journal n’a pu connaître la somme des honoraires défrayés par Bombardier à Me Picotte puisque l’État n’a eu à payer.
« Dans ce contrat-là spécifique, c’est Bombardier qui paie les frais, ce n’est pas le gouvernement. C’était dans le deal, c’était qu’eux allaient payer les frais de consultation », a dit au Journal la porte-parole d’Investissement Québec, Chantal Corbeil.
Il s’agirait d’une « pratique courante », a-t-elle ajouté, sans pouvoir toutefois citer un seul cas précis.
Cynthia Saint-Hilaire, attachée de presse de la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, a renchérit: «C’est usuel dans ce type de transaction. »
Daniel Picotte a aussi été de la négociation sur l’investissement de 115 millions $ dans l’exploration des hydrocarbures sur Anticosti, au nom du gouvernement, en 2014. Ses honoraires avaient alors été entièrement assumés par l’État.
Me Picotte vient à nouveau d’être embauché à « grands frais », selon le Journal de Montréal, (le montant du contrat de gré à gré s’élève à 300 000 $) par le ministère des Finances. Il s’agit cette fois pour l’avocat de Fasken Martineau de négocier la fin du projet visant à confirmer le potentiel pétrolier et gazier de l’île du golfe du Saint-Laurent.