Demande d’action collective contre le producteur de sirop d’érable falsifié
Radio Canada
2026-04-10 10:15:56
Une demande d’action collective a été déposée contre un acériculteur. Qui sont les avocats derrière?
Une demande d’action collective a été déposée en Cour supérieure contre la compagnie à numéro de Steve Bourdeau, un important acériculteur de la Montérégie qui a vendu du sirop d’érable falsifié en épicerie. 9227-8712 Québec inc. a trahi la confiance des consommateurs en représentant ou en décrivant son sirop d’érable comme étant pur, alors qu’il est frelaté, indique la demande d’action collective.

On reproche aussi à l’entreprise d’avoir vendu du sirop d’érable comme provenant du Québec, alors qu’il était originaire d’une autre province.
Cette demande d’action collective s’appuie sur les révélations de l’émission Enquête qui a fait tester en laboratoire cinq conserves vendues en épicerie par Steve Bourdeau. Tous les échantillons étaient frelatés et contenaient au moins 50 % de sucre de canne.
La compagnie de M. Bourdeau « a sciemment induit en erreur (...) des millions de consommateurs du Canada, sur la composition, la qualité ou l’origine de ses cannes de sirop d’érable », allègue la requête déposée par Mes Saro Turner, Andrea Roulet, François Pariseau et Guillaume Savard du cabinet Slater Vecchio au nom de Maude Fraser-Jodoin.
Cette dernière souhaite que le tribunal accorde le paiement de 100 $ en dommages punitifs par membre du groupe. Si elle est autorisée, cette action collective regroupera toute personne qui a acheté une conserve depuis le 7 avril 2023. Uniquement l’an dernier, la compagnie de M. Bourdeau a vendu des centaines de milliers de conserves, a dit ce dernier lors d’un appel téléphonique avec Radio-Canada.
Devant les caméras cachées de l’émission Enquête, l’acériculteur Steve Bourdeau s’était vanté de vendre ses produits à bas prix dans des centaines d’épiceries au Québec et en Ontario, dont de grandes enseignes, comme Metro, IGA et Farm Boy.
M. Bourdeau avait dit à Enquête qu’il ne modifiait pas son sirop et rejetait la faute sur ses fournisseurs. « Peut-être qu'on s'est fait passer une batch. On va essayer de trouver d’où ça vient. Je vais faire mon enquête », a-t-il dit.
Quant au sirop frelaté qui était offert sur les tablettes des épiceries, il n'avait pas voulu corriger la situation. « D’ici deux ou trois semaines, il ne restera pas grand-chose. On ne fera pas grand-chose avec ça », avait-il déclaré.
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