Journalistes surveillés: Radio-Canada veut garder les mandats secrets

Céline Gobert
2016-12-20 09:48:00

La Société Radio-Canada (SRC) s'oppose aujourd’hui à ce que le journal y ait accès et que tous les noms et extraits visant ses journalistes soient caviardés, apprend-t-on dans La Presse qui juge la démarche judiciaire « surprenante. »
Protection des sources

Selon Me Mark Bantey, l’avocat du journal, il est « assez inhabituel de tenter de bloquer l'accès du public à une procédure judiciaire », même s’il comprend que Radio-Canada veuille protéger ses sources.
Surveillance
Dans la foulée, La Presse indique avoir déposé cette semaine une requête judiciaire pour demander l'annulation des autorisations judiciaires ayant conduit à la surveillance de Patrick Lagacé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Pour rappel, les journalistes André Cédilot et Denis Lessard avaient fait l'objet d'une enquête suite à l’intervention de l’ex- ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron qui avait reçu une plainte en 2013 de l'ex- président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) Michel Arsenault. Ce dernier pensait que des journalistes avaient obtenu des transcriptions de sa surveillance électronique dans le cadre d'une enquête sur l'infiltration du crime organisé dans l'économie légale menée en 2008 et 2009.