Procès Accurso : « Le jury a été assez sérieux pour décider sur la preuve »
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Radio -Canada
2018-02-07 10:35:00

« C’est intéressant de voir que, malgré le tapage médiatique qui a été fait autour de cet homme-là, on a écouté son témoignage avec attention, on l’a retenu, on l’a cru », affirme-t-elle.
Me Roy souligne qu’il s’agissait d’un procès un peu particulier puisque la cause de la Couronne a rétréci « comme une peau chagrin » : « Une motion de non-lieu, c’est lorsque le juge décide qu’il n'y a pas de preuve à présenter au jury. Tout ce qui restait, c’était donc le chef d’abus de confiance. »
Danièle Roy mentionne que seul un fonctionnaire peut commettre un abus de confiance. La Couronne devait donc prouver que Tony Accurso avait aidé l'ex-maire de Mascouche à commettre cet abus. Mais comme les deux hommes étaient amis depuis longtemps, et que M. Marcotte n'était pas directement en position d'octroyer des contrats, il était difficile de prouver une telle chose, explique l'avocate.
Me Roy n’a pas voulu commenter le travail des procureurs de la Couronne dans ce dossier, mais elle rappelle qu’ils n’avaient pas à avoir la certitude que Tony Accurso serait reconnu coupable pour le poursuivre. Ils devaient par contre être convaincus que leur preuve serait suffisante pour pouvoir mener à un verdict de culpabilité, précise-t-elle.