Fred Braman : « Pourquoi on a fusionné. »

Rene Lewandowski
2008-07-17 12:10:00
Fred Braman : Nous sommes une boutique qui offre des services juridiques hyper spécialisés, particulièrement dans les domaines des transactions internationales et de la fiscalité. Or, depuis quelques années, on se rend compte que la concurrence des grands bureaux dans ces secteurs est de plus en plus forte. Dans le fond, cette fusion, c’est une façon d’assurer notre pérennité pour les 10 ou 15 prochaines années.
Droit-inc.com : Vous la ressentiez cette concurrence des grands bureaux?
Fred Barman : Tout à fait. Beaucoup de clients optent aujourd’hui pour les grands cabinets pour ce genre de transactions. On sentait qu’on avait besoin d’une plus grande équipe et d’une plateforme nationale pour mieux servir nos clients et asseoir notre crédibilité.
Droit-inc.com : Par contre, en joignant un grand cabinet, vous risquez les conflits d’intérêts…
Fred Braman : C’est vrai, mais on a fait nos devoirs! On a vérifié nos listes de clients et il n’y a quasiment pas de conflits.
Droit-inc.com : En allant chez Miller Thomson, vous ne serez plus patron, ça vous inquiète?
Fred Braman : Pas du tout! Ça fait 30 ans que je fais de la gestion de cabinet. Je vais enfin pouvoir faire à temps plein ce qui m’amine le plus dans ce métier, c’est-à-dire la pratique du droit.
Droit-inc.com : Votre cabinet compte neuf avocats mais seulement six se joignent à Miller Thomson. Une raison particulière? Qu’arrivera-t-il aux trois autres (Pascale Houde, Frédérique Tremblay et Carinne Hébert-Sabourin) ?
Fred Braman : J’aurais préféré que tous viennent avec nous mais pour des raisons de synergies c’était impossible. Leurs expertises étaient déjà bien servies chez Miller Thomson. Par contre, ces trois avocates n’auront aucun mal à se trouver du travail ailleurs. Ce sont d’excellentes avocates. Si ce n’était pas le cas, nous ne les aurions jamais embauchées!