Les avocats en M&A moins importants qu’ils le disent

Daphnée Hacker-B.
2012-11-13 14:15:00

Manns et Anderson ont constaté que le prix de l’action d’une entreprise cible augmente lorsque les termes financiers d’une fusion sont annoncés. Ce n’est pourtant pas le cas lors de l’annonce des termes juridiques, qui ne change rien au prix de l’action.
Dans un article publié dans la revue Cornell Law, les professeurs stipulent que le marché boursier accorde peu de valeur aux ententes juridiques qui donnent à l’acquéreur le droit de rompre la transaction. Il faut encourager les clients à poursuivre l’entente plutôt que de leur rappeler qu’ils ont le droit d’abandonner le processus en cours, renchérissent Manns et Anderson.
Les avocats doivent tirer une leçon d’une telle étude, croit Debra Cassens Weiss.
Par exemple, les praticiens pourraient consacrer moins de temps à structurer les indemnités de rupture, et élaborer plutôt des dispositions pour récompenser le client qui décide de mener à terme la transaction, même à des conditions moins avantageuses qu’initialement prévu.
Les avocats en fusions et acquisitions doivent repenser leur manière de faire, expliquent les chercheurs en droit, ils doivent innover et trouver les meilleurs moyens de protéger leurs sociétés clientes.