Action collective contre Groupe Dynamite
Groupe Dynamite voit la valeur de son action chuter en bourse. Un investisseur lance une action collective. Qui est l’avocate?
Une demande d’autorisation d’une action collective vise l’entreprise montréalaise de vêtements Groupe Dynamite, trois de ses dirigeants et plusieurs investisseurs institutionnels.

Le demandeur, Jacques Laine, est représenté par Me Émilie Kokmanian du cabinet Scott+Scott.
M.Laine allègue que les défenderesses ont contrevenu à la loi sur les valeurs mobilières (LVM) en diffusant des informations fausses ou trompeuses, en omettant de divulguer des faits importants en lien avec la situation financière de l’entreprise, et en omettant d’aviser les membres du groupe d’un changement important dans l’activité, l’exploitation ou le capital de Groupe Dynamite.
Outre Groupe Dynamite, l’action collective cible les dirigeants Andrew Lutfy, Jean-Philippe Lachance et Stacie Beaver.
La poursuite vise également les preneurs fermes qui ont distribué sur le marché 2 700 000 actions à droite de vote subalterne le 20 avril 2026, en attestant que le prospectus simplifié « révèle de façon complète, véridique et claire, tout fait important relatif aux titres », pointe la demande.
Ces preneurs fermes sont l’actionnaire principal (4370368 Canada Inc.), BMO Nesbitt Burns, Valeurs mobilières Desjardins, Financière Banque Nationale, RBC Dominion Valeurs mobilières, Valeurs mobilières TD, Canaccord Genuity, Stifel Nicolaus Canada, Barclays Capital Canada, Marchés mondiaux CIBC, Goldman Sachs Canada, Raymond James Ltée, et UBS Valeurs mobilières Canada.
Le demandeur souhaite être désigné représentant des membres du groupe composé de « toute personne ayant acheté des titres de Groupe Dynamite inc. tant sur le marché primaire que secondaire entre le 9 décembre 2025 et le 15 juin 2026 inclusivement, et qui détenait la totalité ou une partie de ces titres en date du 16 juin 2026. »
Dans son cas, entre décembre 2025 et mai 2026, M.Laine a fait l’acquisition de 78 actions de Groupe Dynamite pour un total de 6 323,70 $.
Le 16 juin 2026, la valeur de l’action chute de plus de 35 %, alors que Groupe Dynamite vient de révéler des résultats décevants. Les revenus sont en baisse de 21 % comparativement au trimestre précédent, et le flux de trésorerie disponible s’effondre de 90,5 %.
Or, en décembre 2025 et en avril 2026, Groupe Dynamite avait dévoilé des perspectives d'activité prometteuses. Lors de la distribution d'actions du 20 avril qui avait permis de lever 250 millions de dollars, 85 % du trimestre était déjà écoulé: les dirigeants avaient connaissance de la trajectoire réelle de l’entreprise, allègue la poursuite.
Les preneurs fermes auraient attesté la véracité du prospectus sans déceler ces problèmes, malgré leur obligation de diligence raisonnable.
Comme le titre était activement négocié sur le TSX, les informations fausses ou omises auraient gonflé artificiellement le cours de l’action, affirme le demandeur.
L’action collective demande au tribunal de condamner les défenderesses à payer des dommages-intérêts à chaque membre du groupe.
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