Action collective contre Starbucks
Le système de carte-cadeau de Starbucks provoque le mécontentement d’un consommateur, qui répond par une demande d’action collective. Qui sont les avocats?
Une demande d'autorisation d'une action collective vise Starbucks, accusée d’obliger les acheteurs de ses cartes-cadeaux à en acquérir sans cesse pour utiliser l’entièreté des soldes.

Le demandeur est identifié par le seul prénom Jonathan. Il est représenté par Me Jimmy Ernst Jr. Laguë-Lambert, Me Benjamin W. Polifort et Me Loran-Antuan King du cabinet Lambert Avocats.
Le 28 février 2026, le demandeur reçoit de sa conjointe une carte cadeau Starbucks. Quelques jours plus tard, il utilise une partie du montant de cette carte cadeau pour acheter une boisson, et se retrouve avec un solde de 1,32 $ sur la carte. Il demande à une employée s'il peut obtenir le remboursement comptant de ce solde, ce que celle-ci refuse en lui indiquant que c'est impossible.
Le 7 mars 2026, le demandeur commande un café sur l'application mobile de Starbucks. Il ne peut toujours pas utiliser le solde de 1,32 $ pour compléter son paiement. Par manque de temps, il choisit la première option offerte par l’application et ajoute sa carte de crédit.
« Sans le réaliser, le demandeur procède ainsi à l’achat d’une nouvelle carte-cadeau d’un montant minimal de 20,00 $ afin de pouvoir compléter la transaction », relate la poursuite.
Une fois la transaction achevée, il reste un solde de 3,33 $.
Le 28 mars 2026, le demandeur achète une boisson sur l'application mobile de Starbucks. Le solde de 3,33 $ est insuffisant pour payer la totalité du prix. « L’application suggère à nouveau au demandeur de réapprovisionner sa carte-cadeau pour compléter le paiement », décrit la demande d’autorisation.
« Le demandeur prend le temps d’explorer ses options de paiement et est surpris de constater qu’il ne peut pas compléter l’achat en payant le surplus au moyen d’un autre mode de paiement;
Le demandeur est donc une fois de plus obligé de réapprovisionner sa carte-cadeau d’un montant minimal de 10,00 $ pour profiter de son solde », décrit la poursuite.
Alors qu'il ne lui reste plus que 1,79 $ à payer pour compléter sa transaction, il devrait débourser 10 $ dans l'achat d'une carte-cadeau.
Il se résout à cet achat. Au moment de déposer la poursuite, il conserve un solde de 8,21 $ sur sa carte-cadeau.
« En aucun temps avant l’étape finale du paiement, il n’avait été clairement informé qu’un solde insuffisant de carte-cadeau entraînerait l’obligation d’acquérir une nouvelle carte-cadeau pour conclure la transaction en ligne », allègue la demande.
Le demandeur reproche à Starbucks de contraindre les acheteurs de cartes-cadeaux à acquérir d’autres cartes-cadeaux pour profiter de leurs soldes inutilisés.
La poursuite affirme que Starbucks a violé plusieurs articles de la Loi sur la protection du consommateur et du Code civil du Québec. Selon la demande, les membres du groupe sont en droit de réclamer la réduction de leurs obligations et le versement de dommages punitifs.
Jonathan demande à être désigné représentant des membres du groupe composé « toutes les personnes physiques domiciliées au Québec qui, depuis le 12 mai 2023, ont dû réapprovisionner une carte-cadeau pour compléter une transaction effectuée » sur le site web ou sur l’application mobile de Starbucks.
Le demandeur souhaite que le tribunal condamne Starbucks à payer à chaque membre du groupe le montant équivalent aux sommes additionnelles qu'ils ont dû verser afin de pouvoir utiliser leur solde de carte-cadeau et compléter leur transaction en ligne. Chaque membre devrait également recevoir 1 000 $ à titre de dommages-intérêts punitifs, selon la poursuite.
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