Daniel Rochefort reste détenu

Daniel Rochefort reste détenu

Thomas Vernier

2026-09-08 09:30:47

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La Cour supérieure refuse de réviser l'ordonnance de détention visant l'ex-avocat montréalais suspendu, accusé de crimes sexuels sur des mineures…


Daniel Rochefort - source : Radio-Canada

L'ex-avocat Daniel Rochefort, 72 ans, restera derrière les barreaux jusqu'à son procès. Le juge Steve Baribeau de la Cour supérieure a rejeté vendredi dernier, au palais de justice de Montréal, sa demande de révision de l'ordonnance de détention rendue en mai.

Arrêté le 8 mai, M. Rochefort s'était vu refuser sa remise en liberté le 22 mai par le juge André Perreault de la Cour du Québec, au terme d'une enquête sur remise en liberté à laquelle la Couronne s'opposait. Il a demandé à la Cour supérieure de réviser cette décision, plaidant qu'elle était entachée d'erreurs et présentant de nouveaux éléments de preuve.

Dans le box vitré de la salle d'audience, l'accusé a écouté le magistrat en jetant parfois des regards vers ses proches, a rapporté Le Devoir. Selon TVA Nouvelles, les motifs du juge Baribeau tiennent en 46 pages, que l'ordonnance de non-publication empêche de rapporter.

M. Rochefort fait face à 11 chefs d'accusation dans deux dossiers distincts. Le premier concerne quatre chefs de contacts sexuels, quatre d'incitation à des contacts sexuels et un chef d'agression sexuelle sur une enfant de moins de 16 ans, pour des faits qui se seraient produits entre 2007 et 2012.


Le second vise le leurre et la production de matériel d'abus et d'exploitation pédosexuelle : il aurait échangé en ligne avec une personne qu'il croyait âgée de 12 ans, qui était en réalité une enquêtrice du SPVM. Aucune de ces accusations n'a été jugée et il est présumé innocent.

Le Conseil de discipline du Barreau du Québec a suspendu provisoirement son droit de pratique le 3 juin. Avocat de droit civil bien connu, M. Rochefort a représenté des policiers à titre personnel et est intervenu aux commissions Gomery et Charbonneau. Il avait été congédié de son poste de chargé de cours à l'Université de Montréal en 2022, après des plaintes de nature sexuelle d'au moins trois étudiantes.

Le SPVM, qui a lancé un appel public en mai pour retrouver d'autres victimes potentielles, soupçonne qu'il arpentait les réseaux sociaux depuis 2007 sous divers pseudonymes, comme le rapportait Droit-inc lors de la première décision sur sa détention.

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