Décès d’un serviteur de l’État
Un ancien sous-ministre et PDG d’Hydro-Québec International est décédé. Qui était-il?

Claude Descôteaux s’est éteint à l’âge de 88 ans.
Originaire de Baie-Trinité, sur la Côte-Nord, Claude Descôteaux a grandi à Trois-Rivières.
Après avoir obtenu une licence en droit de l’Université de Montréal, Claude Descôteaux effectue une quatrième année de droit à l'Université McGill. Il détenait déjà une licence en philosophie de l’Université d’Ottawa.
Admis au Barreau en 1963, Claude Descôteaux poursuit ses études en sciences économiques à Sciences Po et à l’École nationale d’administration (ÉNA) à Paris.
Claude Descôteaux en revient avec une grande ouverture sur le monde, tout en gardant un grand attachement au Québec.
De retour dans la province, il consacre sa carrière au service de l’État, en particulier au développement économique. Il est nommé président du Centre de recherche industrielle du Québec.
Claude Descôteaux a été sous-ministre de l'Industrie et du Commerce, puis de l'Énergie et des Ressources. Il contribue à attirer d'importants investissements, dont celui de Péchiney à l’Aluminerie de Bécancour.
Il poursuit sa carrière à Hydro-Québec, chargé des affaires américaines en poste à New York, où il œuvre au développement des relations avec les États-Unis. Il sera nommé PDG d'Hydro-Québec International.
Claude Descôteaux a participé à de nombreuses missions économiques à l'étranger, contribuant à la promotion du Québec auprès des partenaires d’affaires, des investisseurs et des autorités étrangères.
En 2003, Claude Descôteaux a été nommé directeur général et porte-parole de l'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable (AQPER).
L’avocat a été membre du conseil d’administration québécois de l'Institut national canadien des aveugles, ainsi que du Musée d'histoire et d'archéologie de Pointe-à-Callières de Montréal.
Propriétaire d’une bâtisse historique
En 1972, Claude Descôteaux et son épouse ont fait l'acquisition d'une maison de ferme historique à Saint-Joachim, sur la Côte-de-Beaupré. La bâtisse avait été détruite par l'armée britannique en 1759, l'année de la bataille des Plaines d’Abraham. La maison de ferme avait été reconstruite en 1775. Claude Descôteaux avait en sa possession le boulet de canon qui avait détruit la maison il y a plus de 250 ans.
Le couple avait fait l'acquisition de la maison de ferme par goût de l'architecture et de l’histoire. Au fil des années, ils ont réalisé des travaux de restauration en s'assurant de préserver l'allure originale de la bâtisse.
Sur la page de l’avis de décès, France Nadeau rend hommage au défunt: « Je garde les plus beaux souvenirs de Monsieur Descôteaux ayant moi-même participé, dès ses débuts, à la création d’Aluminerie de Bécancour ainsi qu’à sa construction et son démarrage. C’était à l’époque le plus grand projet industriel privé de l’histoire du Québec et Monsieur Descôteaux en fut un des instigateurs et une source d’inspiration pour chacun d’entre nous et aura participé à forger nos carrières. Mais ce que je garde le plus à l’esprit est le souvenir d’un homme bon et généreux, soucieux de nous entendre et de partager sa passion pour une société riche d’humanité et de talents. »
Claude Descôteaux laisse dans le deuil son épouse Micheline Crête Descôteaux, ses trois enfants, ses sept petits-enfants, et ses sept arrière-petits-enfants.
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