Le procès opposant Djemila Benhabib à une école privée musulmane approche
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La Presse Canadienne
2016-08-23 07:00:00

Djemila Benhabib, qui se dit militante féministe et défenseure de la laïcité, a affirmé mardi n'éprouver aucun regret pour ces commentaires livrés quatre ans plus tôt.
L'EMMS _ qui offre des cours de niveau primaire et secondaire _ réclame un dédommagement de 95 000$ pour avoir vu sa réputation ternie par les propos de l'accusée. Cette dernière plaidera pour sa part au nom de la liberté d'expression.
L'avocat du plaignant, Julius Grey, tentera de démontrer que Mme Benhabib a causé un réel tort à l'établissement qu'il défend. Le juriste est connu en tant que défenseur des droits de la personne et de la liberté d'expression, mais il croit que l'accusée a franchi une limite.
En entrevue avec La Presse canadienne, Mme Benhabib, s'est gardée de commenter directement l'affaire en cause, mais elle a affirmé ne pas regretter le choix de ses mots en 2012.
"Je ne regrette surtout pas mon engagement politique qui est réel et authentique. Jamais je n'accepterai ici ce que j'ai toujours refusé en Algérie et que j'ai toujours combattu", a-t-elle dit, mentionnant la soumission des femmes et l'aliénation dans un système totalitaire.

L'école est reconnue par le gouvernement du Québec et suit le programme établi par le ministère de l'Éducation.
Des dépliants distribués par l'établissement privé ont aussi été une source d'indignation chez Mme Behnabib, en particulier l'image montrant des fillettes portant le hijab.
L'auteure a dit mardi qu'elle s'était toujours attendue à "perdre des plumes" en défendant ses positions quant à la laïcité. "Je sais ce dont sont capables mes adversaires donc il n'y a pas de surprise."
Djemila Benhabib est née en Ukraine d'un père algérien de confession musulmane et d'une mère Greco-cypriote. Elle estime avoir souffert en grandissant dans un système d'éducation islamique.
"Nous allons plaider que la comparaison faite avec le terrorisme en est une particulièrement dangereuse à notre époque", a pour sa part souligné Julius Grey.
L'accusée dément avoir utilisé le mot "terrorisme".
Une campagne de financement est en cours dans le but d'amasser l'argent nécessaire pour payer les frais d'avocat de Mme Benhabib.
Le procès au civil s'ouvrira le 26 septembre.
Songeur
il y a 8 ansLes limites à la liberté d'expression selon Me Grey sont difficiles à comprendre et ne semblent pas être les mêmes dans ce dossier et celui de M Ward.
Songeur
il y a 8 ansLa définition de liberté d'expression selon ME Grey semble élastique et différente de celle qu'il défend dans le dossier de Mike Ward.
Anonyme
il y a 8 ansEn effet...et il y a aussi l'affaire Rosenberg c. Lacerte:
http://www.canlii.org/fr/qc/qccs/doc/2013/2013qccs6286/2013qccs6286.html
http://www.canlii.org/fr/qc/qcca/doc/2014/2014qcca557/2014qcca557.html