Un cabinet lance son propre outil d’IA générative
Un cabinet franchit une étape majeure dans l’intégration de l’intelligence artificielle au sein de sa pratique. De qui et de quoi s’agit-il?

Lavery accélère son virage technologique en adoptant une approche inédite : le développement d'une intelligence artificielle « maison », conçue sur mesure pour répondre aux exigences de précision du droit et de la propriété intellectuelle.
Plutôt que d’opter pour des solutions commerciales standard, Lavery a choisi de développer ses propres outils internes personnalisés, annonce le cabinet dans un communiqué diffusé mercredi.
Cette approche, entamée dès 2017 avec le lancement de son Laboratoire juridique Lavery sur l’intelligence artificielle (L3IA), vise à garantir que les technologies correspondent parfaitement aux besoins spécifiques de ses professionnels et de ses clients.

Pour piloter cette stratégie ambitieuse, le cabinet a procédé à la nomination de Me Loïc Berdnikoff au titre de chef de l’innovation. L’avocat cumulera cette nouvelle fonction avec ses responsabilités actuelles de chef des affaires juridiques et de responsable de la protection des renseignements personnels.
Cette nomination vise à arrimer l'audace technologique à la rigueur déontologique. Me Berdnikoff sera épaulé par l'expertise des membres du laboratoire L3IA, soit l’agent de brevets Benoit Yelle, l’avocat et agent de marques de commerce Éric Lavallée et l'avocat et conseiller technique Gaspard Petit, afin de traduire les enjeux technologiques en solutions concrètes pour la pratique du droit.
Le déploiement de « Billy » : une première au Québec

L’élément central de cette initiative est le déploiement de « Billy », une nouvelle interface d’intelligence artificielle générative à circuit fermé. Baptisé en hommage à l’héritage du cabinet, Billy fonctionne comme un assistant entièrement sécurisé pour l’ensemble des membres de la firme.
L’IA de Billy est exclusivement hébergée sur les serveurs propres à Lavery. Contrairement aux outils dépendant d'interfaces de fournisseurs externes, cette solution garantit qu’aucune information confiée ou produite ne peut être transmise ni accessible à un tiers. Selon le cabinet, il s'agit de la première solution offrant une telle garantie de confidentialité dans le marché des services juridiques québécois.

Pour la cheffe de la direction, Me Anik Trudel, l'objectif est clair : bâtir un modèle où l’IA devient un levier d’excellence. L’intégration de ces outils vise à permettre aux professionnels de concentrer davantage d'énergie sur ce qui crée réellement de la valeur pour le client, soit l’analyse stratégique, l’anticipation des risques et l’accompagnement décisionnel, souligne-t-on dans le communiqué.
Ce nouvel assistant privé coexistera avec l’outil d’IA existant du cabinet, lequel continuera d’utiliser les modèles de langage externes les plus puissants pour assurer une veille technologique constante.
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