Pratiquer en solo
Céline Gobert
2012-02-16 13:15:00
Pour vous aider à faire votre choix, The Sociable Lawyer liste les questions que vous devez vous poser avant de vous lancer dans l’aventure.
1. Êtes-vous prêts à en assumer les conséquences ?
Si vous désirez vous lancer en solo, c’est avant tout parce que vous êtes convaincus que pratiquer seul vous apportera davantage de satisfactions qu’au sein d’un cabinet. Mais en êtes-vous si sûrs ?
Premier point : le salaire. Ce ne sera une surprise pour personne ; vous ne gagnerez pas immédiatement autant d’argent que vos collègues des grands cabinets.
Mais, par la suite, chaque dollar que vous gagnerez à la sueur de votre front ira dans votre poche et le bon fonctionnement de votre affaire.
« La troisième année, le salaire de la plupart des praticiens en solo sera plus élevé qu’il ne l’était au sein d’un cabinet », écrit Carolyn Elefant, auteure de ''Solo by Choice''.
Cela mérite donc réflexion, d’autant plus que dans l’imaginaire collectif (ce qui est, par ailleurs, tout à fait vrai), récolter les fruits de son propre travail possède une certaine valeur. Autre que monétaire cette fois.

Vous aurez à promouvoir votre cabinet, réseauter en permanence pour élargir votre cercle de connaissances et de clients potentiels, gérer vos comptes bancaires, votre site web, et le bon fonctionnement de votre bureau.
C’est tout bête, mais tout cela va radicalement métamorphoser et votre carrière, et votre quotidien. Avant de vous lancer, considérez tous ces facteurs.
2. Êtes-vous déterminés ?
Inutile de vous préciser qu’il faut que vous croyiez en vous. Rigueur et détermination sont les mots clés.
Car, dans un premier temps, cela ne se fera pas sans difficulté. Les clients ne frapperont pas à votre porte à la vitesse escomptée, et vous devrez faire face à de nombreux barrages et ralentissements tant au niveau du développement, que du fonctionnement de votre affaire.
Rappelez-vous : Rome ne s’est pas faite en un jour. Vous devrez travailler dur avant de toucher du doigt le succès.
Vous serez libre, certes. Libre de suivre vos propres horaires, libre de choisir vos cas et clients, libre de venir en jogging au bureau si cela vous chante. Mais vous serez aussi très seul. Chose à prendre en compte.
3. Avez-vous pensé à tout ?
L’aspect financier, notamment, est à étudier en profondeur. Avez-vous des prêts à rembourser ? Un local à payer ? Allez-vous travailler de chez vous ?
Pensez aux meilleures façons d’économiser de l’argent : prêts étudiants, programmes de financement, autres sources potentielles de revenus.
En outre, il existe une multitude d’outils gratuits qui pourront se révéler vos meilleurs alliés.
Par exemple, pensez à utiliser Evernote pour la gestion de vos fichiers, ou bien Twitter, Facebook, Wordpress ou Linkedin pour promouvoir votre cabinet, ou encore les multiples applications que contiennent votre iPhone ou iPad.
Le but : maximiser au mieux une pratique du droit efficace et rentable.
Ensuite, si et seulement si vous avez répondu à l’affirmative à ces trois questions de base, vous pourrez penser à vous jeter à l’eau !
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