Entretien avec Louis Masson, prochain VP du barreau ?

Natacha Mignon
2009-08-24 09:21:00
C’est la première fois qu’il se lance dans la course à la vice-présidence, qui n’en sera pas réellement une, si un seul candidat se présente.
Comment est-il parti pour un tel défi ? « C’est le fruit d’une longue concertation », répond-il.
Me Masson explique qu’il s’est toujours impliqué à fond dans toutes les activités de son ordre professionnel, en tant que membre du comité sur la justice administrative et en tant que conseil du barreau du Québec pour des affaires importantes.
Rétrospectivement, Me Masson, qui n’a jamais été bâtonnier de Québec, constate qu’il s’est d’ailleurs plus investi au sein du Barreau du Québec qu’au sein de son barreau local. « Pour des raisons que je ne m’explique pas », souffle-t-il.
La règle séculaire de l’alternance veut qu’en 2011-2012, le bâtonnier du Barreau du Québec, qui entre en fonction après une année de vice-présidence, soit issu du Barreau de Québec. Alors des discussions informelles ont eu lieu entre les membres de ce Barreau pour trouver la bonne personne. « Des confrères ont suggéré mon nom. Je ne me suis pas lancé de façon spontanée », explique Louis Masson.
Fonction de vice-président
S’il est élu, il demeurera en fonction au bureau Jolicoeur Lacasse de Québec. « Même si le poste me demandera une implication très importante, je ne pense pas m’arrêter complètement », indique-t-il. Ses associés, dans tous les cas, le soutiennent dans sa démarche.
Sa fonction de vice-président, il la perçoit comme une fonction de « d’appui et de support au bâtonnier », qui sera alors Me Gilles Ouimet.
Pour voir plus loin
La vice-présidence menant au bâtonnat, quel type de bâtonnier voudrait-être Me Masson ?
Il aurait à cœur de faire participer le barreau au débat public, pour qu’il prenne position « sur toutes les questions concernant les droits fondamentaux ». L’accessibilité à la justice serait une autre de ses batailles.
Sur la question de la durée du bâtonnat critiquée par certains de ses prédécesseurs, Me Masson n’a pas d’idée préconçue. Mais, il se dit prêt à « lancer le débat ».
« J’arrive avec un profond désir de participer à l’évolution du barreau, tout en veillant à préserver ses valeurs fondamentales», résume-t-il.
Pour le candidat, être à Québec pourrait être un avantage. « On est plus près de l’assemblée Nationale. Cela peut aider pour véhiculer l’opinion des membres du barreau. »
Me Masson a son propre site internet sur lequel vous pouvez lire son programme et lui adresser vos commentaires.
Me
il y a 15 ansVous êtes expert en droit administratif: bon ben, désistez-vous de l'appel Khan, car c'est ridicule. Ah oui, et on veut des frais de membership beaucoup plus bas. Que l'achat des Vuitton cesse!