Action collective autorisée contre Cencora
Une cyberattaque compromet les données de patients… qui contre-attaquent. Leur action collective est autorisée. Qui sont les avocats?
La Cour supérieure autorise l'action collective visant Cencora et sa filiale Innomar Stratégies, concernant des allégations de fuite de données.
Dans son jugement d’autorisation, le juge Martin Sheehan permet à la poursuite d'aller de l’avant, et potentiellement obtenir le versement de dommages après qu'une cyberattaque a exposé les renseignements personnels de patient inscrits à des programmes de soutien pour le compte de fabricants pharmaceutiques.

Les demandeurs sont Maxime Paquin-Charbonneau et Daniel Junior Marc Mélançon-Gaudreault. Ils sont représentés par Me Maryse Lapointe, Me Stéfan Dyck et Me Esther Villeneuve du cabinet Lapointe Légal.
Cencora et Innomar sont représentées par Me Caroline Biron, Me Andréa Daigle et Me Simon Rollat du cabinet Blakes.
Innomar gère des programmes de soutien aux patients (PSP) pour le compte de fabricants pharmaceutiques, recueillant des renseignements personnels et médicaux sensibles.

Le 31 mai 2024, les personnes concernées ont été informées, et une protection de crédit gratuite leur a été offerte auprès de TransUnion pour une période de deux ans.
Trois autres actions collectives similaires ont été intentées ailleurs au Canada, en Colombie-Britannique et en Ontario.
Les demandeurs sont désignés représentant des membres du groupe composé de « toute personne au Québec dont les renseignements personnels détenus par Innomar Strategies inc. et/ou Cencora inc. ont fait l'objet d'une exfiltration de données le ou vers le 21 février 2024. »
Les demandeurs réclament des dommages intérêts pour perte pécuniaire, la prise en charge des services de crédit, ainsi que le versement de 10 000 $ à chaque membre pour le préjudice moral et 5 000 $ chacun à titre de dommages punitifs.
Partager cet article: