Action collective autorisée contre le diocèse de Rimouski
Une action collective est autorisée contre le diocèse de Rimouski pour des agressions sexuelles commises par des abbés et des préposés. Qui sont les avocats?

Une action collective contre le diocèse de Rimouski ira de l’avant.
Le juge Damien St-Onge de la Cour supérieure du Québec autorise l’action collective en dommages-intérêts compensatoires et punitifs, qui vise le diocèse de Rimouski, pour des agressions sexuelles commises depuis le 9 février 1946.
Le demandeur G.O. est représenté par Me Philippe Brault, Me Benjamin W. Polifort et Me Loran-Antuan King du cabinet Lambert Avocats, ainsi que par Me Bruno Bellemare du cabinet Bellemare Avocats.

La Corporation du Séminaire de Saint-Germain de Rimouski est représentée par Me Alex McCutcheon et Me Mathieu Leblanc-Gagnon du cabinet Fasken.
En 1970, le demandeur G.O., alors âgé de 13 ans, a été agressé durant plusieurs mois par l’abbé Béatrix Morin, alors qu’il était enfant de chœur à l’Église St-Rédempteur à Matane.
Entre 1970 et 1990, l’abbé Morin commet d'autres agressions sexuelles et des attentats à la pudeur sur plusieurs victimes dans différentes paroisses, dont les paroisses de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, de Témiscouata-sur-le-Lac, de Saint-Épiphane et de Matane, toutes situées dans l’Archidiocèse.
En février 2021, l’abbé Morin plaide coupable à six chefs d’accusations criminelles, soit trois chefs d'agressions sexuelles, deux chefs d'attentat à la pudeur, et un chef de grossière indécence pour des gestes commis contre six victimes, incluant le demandeur. Plusieurs victimes étaient mineures au moment des faits.

En raison des agressions subies, le demandeur a subi de nombreuses séquelles, parmi lesquelles du stress et de l’anxiété, une peur des hommes, des difficultés scolaires, un repli sur soi, une perte d’estime de soi et un problème de consommation d’alcool.
En 1967, un préposé du Séminaire, André de Champlain, a lui aussi agressé un enfant, identifié sous les initiales J.L., alors que celui-ci jouait au ballon dans la cour arrière du séminaire. Les agressions sont renouvelées de 1967 à 1971.
Trois autres victimes auraient été agressées par des préposés de Séminaire.
La Cour supérieure tient pour avérés les faits allégués. Elle donne à G.O. le statut de représentant des membres du groupe.
Les défenderesses pourraient avoir à verser des dommages-intérêts compensatoires et punitifs aux victimes, à leurs héritiers et ayant-droits.
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