Action collective contre l’Institut Saint-Jean-Baptiste
Une action collective cherche à faire reconnaître la responsabilité de l’établissement pour des agressions qui auraient visé des enfants. Les avocats?

Le recours, déposé par Mes Antoine Duranleau-Hendrickx, Justin Wee et Virginie Dufresne-Lemire du cabinet Dufresne Wee, concerne des événements qui seraient survenus au sein de l’Orphelinat du Lac-Sergent, également appelé Institut Saint-Jean-Baptiste, entre 1939 et sa fermeture en 1976.
Les deux demandeurs, identifiés sous les initiales A.B. et C.D. pour protéger leur anonymat, agissent au nom de toutes les personnes qui auraient été agressées par un membre de la congrégation ou du personnel de l'établissement au cours de cette période.
Les récits déposés dans la requête judiciaire illustrent un climat où la vulnérabilité des enfants, placés en internat, aurait été exploitée par des figures d'autorité religieuse. Ces agressions répétées, qui auraient été commises par divers membres de la congrégation, auraient été rendues possibles par un encadrement défaillant, soutient-on dans la requête.
La poursuite allègue que l'Institut a failli à son devoir fondamental d'offrir un environnement sécuritaire aux mineurs qui lui étaient confiés par l'État et les familles, préférant la culture du silence à la protection des enfants. Selon les allégations de la poursuite, les victimes auraient été dissuadées de dénoncer les agressions, tandis que les responsables de l'époque auraient omis d'intervenir ou de sanctionner les agresseurs, préférant occulter les faits.
Les demandeurs soutiennent que l'Institut, en tant qu'institution religieuse et mandataire des soins aux enfants, doit répondre des actes de ses membres, qui auraient utilisé leur prestige et leur statut pour abuser de leur confiance. La requête souligne que, pour plusieurs victimes, le traumatisme vécu aurait entraîné des séquelles durables, allant de la détresse psychologique profonde au rejet de l'autorité et de la religion.
Le cabinet Dufresne Wee invite toute personne qui aurait été victime d'agressions au sein de cet établissement à se manifester en contactant le cabinet par courriel à l’adresse actioncollective@adwavocats.com ou par téléphone au 514 527-8903.
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