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Le procès de Ronald Weinberg a commencé

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Agence Qmi

2014-05-13 10:48:00

Ronald Weinberg avait hissé Cinar au rang de fleuron québécois, jusqu’à sa chute en 2000 quand un scandale de fraude de 126 millions $ avait éclaté. Quatorze ans plus tard, le procès de Weinberg et deux accusés s’est ouvert au palais de justice de Montréal.
Le procès de Ronald Weinberg a commencé
Le procès de Ronald Weinberg a commencé
«C’est l’histoire de l’ascension et de la chute d’une compagnie et de son fondateur», a lancé au jury Me Matthew Ferguson de la Couronne.

Pour les six prochains mois, 14 jurés seront aux premières loges pour entendre toute la preuve recueillie contre Weinberg, Lino Matteo et John Xanthoudakis, respectivement âgés de 62, 52 et 55 ans.

«Il s’agit d’une fraude massive à l’encontre d’une entreprise prospère», selon Me Ferguson.

Les trois hommes sont accusés de fraude, de fabrication de faux et de faux prospectus, au détriment des actionnaires de Cinar. Weinberg était le PDG de la compagnie, Matteo dirigeait l’entreprise Mount Real tandis que Xanthoudakis était PDG de Norshield.

Et les trois hommes ont chacun à leur façon contribué à la fraude, selon la preuve de la Couronne.

Stratagème élaboré

Dans sa déclaration d’ouverture, Me Ferguson a résumé le stratagème que Weinberg aurait employé pour se remplir les poches.

À l’insu du Conseil d’administration, Weinberg aurait transféré des millions de dollars dans des compagnies bidon aux Bahamas. Et ces compagnies avaient toutes le même lien : leur siège social se trouvait dans le même édifice que Norshield, la compagnie de Xanthoudakis.

Entre août 1998 et décembre 1999, 126 millions $ auraient été transférés illégalement.

Déchéance

Pour cacher les manœuvres frauduleuses, Weinberg aurait fabriqué de faux documents. Lors d’un audit en 1998, il avait réussi à dissimuler que l’argent de Cinar avait été transféré aux Bahamas.

L’année suivante, un auditeur s’est aperçu de l’irrégularité, et en 2000 le scandale a finalement éclaté.

L’action de Cinar, qui valait 32,60 $ en janvier 2000, a perdu plus de 70% de sa valeur en mois de deux mois.

Une partie de l’argent a pu être récupéré, mais il est rapidement devenu apparent que la majorité des fonds détournés s’étaient volatilisés, a expliqué le procureur à la Couronne.

«En janvier 2002, il est devenu clair que Cinar ne rembourserait rien (aux actionnaires)», a-t-il dit.

Et les ennuis pour Weinberg ne se sont pas arrêtés là. En 2003, une enquête policière a débuté, ce qui a finalement mené aux dépôts d’accusations.

«Les faits sont compliqués, mais il est clair que chaque accusé, chacun à sa façon, est coupable de fraude», a assuré le procureur.

Le procès, présidé par le juge Pierre Labrie, doit durer six mois.
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