Nouvelle action collective contre le Collège de Montréal
Une nouvelle demande d’action collective a été déposée contre le Collège de Montréal. Qui sont les avocats?
Une demande d'autorisation d'exercer une action collective a été déposée contre le Collège de Montréal pour des agressions sexuelles qui auraient été commises sur des élèves mineurs au sein de l'établissement situé sur la rue Sherbrooke Ouest, à Montréal.

Le dossier est piloté par le cabinet d'avocats Dufresne Wee, représenté par Mes Virginie Dufresne-Lemire et Justin Wee.
Le demandeur de l'action collective, désigné sous les initiales T.R., demande au Tribunal le statut de représentant pour toutes les personnes qui, alors qu'elles étaient mineures et étudiaient ou fréquentaient le Collège de Montréal, y ont été agressées sexuellement par un membre du personnel.
La période visée s'étend du 25 novembre 1966, date de l'incorporation du collège, jusqu'à aujourd'hui.
Selon le récit présenté, le demandeur étudiait au secondaire lorsqu'il aurait été agressé sexuellement de façon répétée à partir de 1994, alors qu'il était âgé d'environ 13 ans. L'auteur des faits allégués serait Marc-André Gingras, un membre du personnel.
Profitant du climat d'intimidation que vivait l'enfant, M. Gingras aurait offert au demandeur un refuge dans son bureau pour gagner sa confiance. Il aurait ensuite exploité l'autorité conférée par sa fonction pour l'isoler et l'agresser sexuellement sur une période de près de trois ans, prenant fin au départ de M. Gingras vers 1997.
L'action collective cherche à faire déclarer le Collège de Montréal responsable, à titre d'employeur et d'institution, des agressions sexuelles commises par les membres de son personnel sur les élèves mineurs. Le recours soutient que le Collège avait le devoir d'offrir un environnement sécuritaire aux enfants.
Le demandeur indique entreprendre cette démarche pour donner un accès à la justice à toutes les personnes ayant subi des agressions au Collège. « Mais, surtout, nous le faisons afin de nous libérer de cette souffrance, sentiment de culpabilité et colère qui nous ronge l’intérieur depuis tant d’années », précise-t-il dans un communiqué.
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