Tête-à-tête avec le nouveau leader du groupe droit des affaires de Lavery

Tête-à-tête avec le nouveau leader du groupe droit des affaires de Lavery
Sonia Semere

Sonia Semere

2026-06-17 15:00:44

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Le nouveau chef du groupe droit des affaires nous parle de développement des talents, du sens des affaires et des défis qui attendent la profession. Rencontre…

Alexandre Hébert - Source Lavery Avocats
Alexandre Hébert - Source Lavery Avocats
Lavery a récemment annoncé la nomination d’Alexandre Hébert à titre de chef du groupe droit des affaires. Cette nomination marque une nouvelle étape pour l’associé, qui a rejoint le cabinet en mars 2025 après avoir exercé pendant plus de onze ans chez Miller Thomson.

Depuis son arrivée, Alexandre Hébert s’est rapidement imposé comme une figure importante de la pratique. Reconnu pour son expertise en fusions et acquisitions, en financement et en capital de risque, il accompagne une clientèle variée dans le cadre de transactions stratégiques et complexes.

« Son expertise reconnue en fusions et acquisitions, en financement et en capital de risque s’accompagne d’une qualité tout aussi importante : sa capacité à faire grandir les gens qui l’entourent », souligne Anik Trudel, cheffe de la direction de Lavery.

On a échangé avec lui afin d’en apprendre davantage sur sa vision du rôle, les priorités qu’il souhaite mettre de l’avant et l’évolution de la pratique du droit des affaires.

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter la direction du groupe Droit des affaires de Lavery?

À la suite du départ de l’associé qui dirigeait le groupe Droit des affaires, l’occasion s’est présentée de prendre la relève. C’était une opportunité qui m’intéressait particulièrement, parce qu’au-delà de ma pratique, ce qui me motive le plus est le développement des talents. J’aime accompagner les jeunes professionnels, identifier leur potentiel et les aider à progresser.

Bien sûr, j’apprécie le travail auprès de mes clients et la réalisation de transactions complexes, mais la plus grande satisfaction que je retire de mon rôle d’associé vient du succès des gens avec qui je travaille. Voir leur évolution et contribuer à leur parcours professionnel est extrêmement valorisant pour moi.

Concrètement, qu’est-ce que cette nomination changera dans votre quotidien?

Je suis déjà très impliqué dans l’accompagnement des membres du groupe. Cette nouvelle fonction me permettra simplement d’étendre cette implication à un plus grand nombre de professionnels. Cela dit, je compte poursuivre pleinement ma pratique en fusions et acquisitions, en capital de risque et en droit transactionnel.

Je demeure convaincu qu’un chef de groupe doit rester proche du terrain et des clients. Une partie plus importante de mon temps sera consacrée au développement de l’équipe, mais ma pratique continuera d’occuper une place centrale.

Quelles sont vos priorités pour le développement de la relève?

Favoriser une transmission fluide du savoir entre les professionnels plus expérimentés et la relève. Le droit des affaires est une discipline qui s’apprend largement par l’expérience : en travaillant sur des dossiers, en observant des collègues chevronnés et en étant exposé progressivement à des situations de plus en plus complexes.

Au-delà des compétences techniques, je souhaite surtout aider les jeunes avocats à développer leur sens des affaires. C’est cette capacité à comprendre les réalités commerciales des clients, à identifier les risques et les occasions, puis à contribuer à la prise de décision qui crée une réelle valeur ajoutée.

Les connaissances techniques demeurent essentielles, mais elles sont aujourd’hui soutenues par des outils technologiques de plus en plus performants. Le sens des affaires, lui, demeure une compétence profondément humaine qui fera toute la différence dans les années à venir.

Quels sont les principaux enjeux auxquels font face les jeunes avocats et avocates aujourd’hui?

La nouvelle génération a des attentes et des aspirations différentes de celles qui prévalaient lorsque j’ai commencé ma carrière. Autrefois, le parcours vers le succès en cabinet était relativement uniforme. Aujourd’hui, il existe plusieurs façons de s’épanouir professionnellement.

Je crois qu’il est important de reconnaître que chaque personne possède ses propres forces. Certains excellent sur le plan technique, d’autres dans les relations avec les clients ou dans la gestion de dossiers complexes. Mon rôle consiste à aider chacun à développer ses talents et à trouver la voie qui lui permettra de contribuer pleinement à la réussite collective.

À mes yeux, la performance d’un groupe repose avant tout sur la complémentarité des individus. Lorsque chacun occupe un rôle qui correspond à ses forces et que le partage des connaissances se fait naturellement, toute l’équipe en bénéficie.

Comment les attentes des clients ont-elles évolué au cours des dernières années?

Les attentes varient évidemment selon le type de clientèle, mais une tendance générale se dégage : les clients recherchent de plus en plus des conseillers d’affaires plutôt que de simples experts juridiques. Les avancées technologiques, notamment en intelligence artificielle, transforment déjà certains aspects du travail juridique.

Toutefois, les clients continuent d’avoir besoin de professionnels capables de comprendre leur industrie, d’évaluer les risques, d’identifier des opportunités et de les accompagner dans leurs décisions stratégiques. La valeur ajoutée de l’avocat d’affaires ne réside plus seulement dans l’interprétation du droit, mais dans sa capacité à mettre son expertise au service des objectifs commerciaux de ses clients.

Selon vous, quelles seront les compétences essentielles de l’avocat d’affaires de demain?

Le sens des affaires demeure, selon moi, la compétence la plus importante. Les avocats devront également faire preuve d’une grande capacité d’adaptation afin d’intégrer efficacement les nouvelles technologies et les nouvelles façons de travailler qui transformeront la profession.

J’ajouterais aussi une qualité qui me semble fondamentale : la générosité professionnelle. Les meilleurs groupes de pratique sont ceux où les professionnels expérimentés prennent le temps de transmettre leurs connaissances à la relève.

Le succès à long terme d’une équipe repose sur cette volonté de partager, d’accompagner et de faire grandir les générations suivantes. L’avocat d’affaires de demain devra donc être à la fois un conseiller stratégique, un professionnel adaptable et un mentor engagé.

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