Action collective contre le diocèse de Baie-Comeau
Une nouvelle action collective vise un diocèse, celui de Baie-Comeau cette fois. Qui sont les avocats?

Une demande d’autorisation d’une action collective est déposée devant la Cour supérieure, contre le diocèse de Baie-Comeau.
La poursuite est lancée au nom de victimes d'agressions sexuelles commises par des membres du clergé.
Les demandeurs, identifiés comme A.A. et B.B., sont représentés par Me Jimmy Ernst Jr Laguë-Lambert, Me Philippe Brault, Me Benjamin W.Polifort et Me Loran-Antuan King du cabinet Lambert Avocats, et par Me Marc Bellemare et Me Bruno Bellemare du cabinet Bellemare Avocats.
Les deux cabinets ont déposé des actions collectives similaires au cours des dernières semaines, visant les diocèses de Gatineau et de Nicolet.
A.A. allègue avoir été victime d'agression sexuelle à l’âge de 15 ans, par l'abbé Gaston Vachon, qui célébrait des cérémonies à la Cathédrale Saint-Jean-Eudes.
« Dans les semaines qui suivent, A.A. dénonce l’agression de l’abbé Vachon au Diocèse. En guise de réponse, A.A. se fait dire que « ça arrive » », relate la demande d’action collective.
L’abbé Vachon reste en poste, et va même exercer du chantage à l'encontre de A.A. pour qu'il ne dénonce pas l'agression dont il a été victime.
A.A. a subi des séquelles de cette agression, au point de faire une tentative de suicide, de vivre notamment de la peur et des crises de panique.
Pour sa part, B.B. dit avoir été agressée sexuellement à l’âge de dix ans par l’abbé Richard Staniforth, lors de visites de ce prêtre au domicile familial.

Depuis les agressions subies, B.B. vit de la perte de confiance en elle, de la dépression, de l'anxiété, de la culpabilité et a fait une tentative de suicide.
Au moment de déposer la demande d'autorisation d'une action collective, les avocats des demandeurs ont été contactés par dix personnes disant avoir été victimes d'agressions sexuelles commises par les préposés du diocèse de Baie-Comeau.
Les demandeurs souhaitent être désignés représentants des membres du groupe composé de « toutes les personnes, de même que leurs héritiers et ayants droit, ayant été agressées sexuellement par un membre du clergé, un employé ou un bénévole, laïc ou religieux, se trouvant sous la responsabilité de l’Évêque catholique romain de Baie-Comeau et/ou de la Corporation épiscopale catholique romaine de Baie-Comeau ».
La demande d'action collective entend que le diocèse de Baie-Comeau verse des dommages pécuniaires et non pécuniaires, ainsi que des dommages punitifs aux membres du groupe.
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