Les robots auront-ils des droits… et des obligations juridiques?

Delphine Jung
2017-03-06 14:15:00

En Europe en tout cas, on a décidé de s’attaquer à cette problématique. Il y a peu, un texte a été voté au Parlement européen. Ce projet, s’il est adopté, donnera aux robots des droits et des obligations, notamment en cas d’accidents les impliquant.
« L’avènement du numérique nous a obligé à prendre en compte une nouvelle réalité en utilisant des règles préexistantes. Aujourd’hui, on ne parle plus de simples robots, on parle de la robotique qui dépasse le geste mécanique, de celle qui peut interagir avec l’humain », précise Me Jean-François De Rico, avocat et associé au cabinet Langlois.

Dans cette proposition de texte, l’instauration d’une taxe robot a en revanche été rejetée. Et pourtant, elle ne serait pas si inutile, d’après Me Nicholas Krnjevic du cabinet Robinson Sheppard Shapiro : « de plus en plus de robots vont remplacer les travailleurs, que ce soit des ouvriers ou même des banquiers. Sauf que les travailleurs humains eux, ils paient leurs taxes, ils paient des impôts, les robots, non. C’est une question importante à se poser pour les États ».
Il fait référence à Bill Gates, qui prône une taxe robot qui pourrait en contrepartie financer d’autres types d’emplois qui requièrent de l’empathie notamment.

La question de la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes d’accident impliquant des voitures autonomes est aussi soulevé. Mais qui y cotiserait ? « Les fabricants? Les propriétaires ? », s'interroge Me Krnjevic.
Le débat est en tout cas lancé.
Anonyme
il y a 7 ansIl ne faut vraiment rien connaitre à l'intelligence artificielle (dont la plupart des robots sont d'ailleurs dépourvus) pour y voir un attribut justifiant l'octroi de droits à des machines.