SOQUIJ fête ses 40 ans!

Theodora Navarro
2016-11-22 14:15:00

Car les 40 ans de SOQUIJ représentent, selon les mots du directeur Gilles Lajoie, « la pérennité, tout en étant synchronisé avec l’idée de l’avenir. » Pour lui, SOQUIJ a connu plusieurs étapes. D’abord celle de la valorisation de l’information, juridique en l’espèce, qui par l’intermédiaire de l’organisation est devenue accessible au plus grand nombre.
La révolution Internet
L’avènement du Web a permis à SOQUIJ de transférer en quelques années l’ensemble de son information sur l’Internet. « L’enjeu, désormais, est ce que j’appellerais l’état de pensée, estime M. Lajoie. Le défi est de comprendre comment l’utilisateur conçoit les choses, ce qu’il veut et quelle utilisation il fait de nos services.» SOQUIJ travaille présentement à cette idée d’expérience utilisateur, sa nouvelle préoccupation.

Le président de SOQUIJ, Me Philippe-André Tessier,a pour sa part rappelé que la juridiction québécoise est celle dans laquelle le plus de décisions ont été diffusées. « Nous sommes des pionniers en matière d’information juridique», martèle-t-il.
Un modèle de financement unique
Ainsi que Me Tessier le souligne, SOQUIJ est parti d’une initiative conjointe entre le Ministère de la Justice et le Barreau, la communauté juridique ayant interpellé le gouvernement à ce sujet. Sa création a permis de diffuser de façon large aux justiciables et aux professionnels du droit, une information juridique qui est incomparable. « C’est une société d’État qui, par la vente de ses produits et services, s’autofinance, précise le président. Nous avons donc un modèle unique vraiment intéressant. »

Que peut-on attendre de SOQUIJ dans les années à venir? « On a lancé un nouveau service d’avis d’exécution récemment, un nouveau service d’outil d’aide à la citation va également être lancé prochainement, souligne Me Tessier. Donc on va continuer à lancer de nouveaux services comme ça avec nos différents partenaires, toujours dans l’idée de moderniser la justice et de la rendre plus accessible, plus facilement consultable. »
Une mémoire corporative
Le service, qui représente plus d’1,5 millions de documents en ligne, est plutôt orienté vers les professionnels du droit mais utilisé tous les jours par des justiciables pour accéder à des jugements. On compte ainsi plus de 3 millions de visites par année. SOQUIJ est par ailleurs gratuit pour les universités et les agences gouvernementales.

L’enjeu principal de Soquij est notamment, selon Me Beaulieu, l’adaptation aux nouvelles technologies. Un défi que surmonte pleinement la société en se positionnant « comme un leader » en la matière.
« Toutes les innovations s’inscrivent à merveille dans le mouvement actuel de la nouvelle culture juridique », estime la ministre de la Justice. Elle rappelle ainsi que le NCPC oblige les professionnels du droit à réviser leurs façons de faire et leur approche. Et de conclure : « SOQUIJ fait partie de la solution depuis 40 ans. »