Désastre aux Oscars: quelles conséquences pour PwC?
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Delphine Jung
2017-02-27 15:00:00

Sauf que dimanche soir, c’est « La La Land » qui a été annoncé grand vainqueur de cette 89e édition des Oscars, au lieu de « Moonlight ».
« C’est assez grossier comme erreur, surtout que dans ce cas là, il ne s’agit pas de votes en direct. Les résultats sont connus à l’avance », déplore Me Martin Proulx, spécialiste en droit du divertissement.
Rapidement, la compagnie a publié un communiqué pour s’excuser en expliquant que le présentateur avait reçu l’enveloppe d’une autre catégorie. Elle assure avoir lancé une enquête pour tenter d’expliquer les circonstances de cette bévue.
Les artistes peuvent-ils alors la poursuivre ? Un scénario peu probable selon Me Proulx, car ce sont les producteurs qui retiennent le service de ce genre de compagnie et qui ont un contrat avec elle.
« La sanction la plus forte serait de demander les services d’une autre firme comptable. Il doit y avoir pas mal d’entreprises aujourd’hui qui sautent sur cette occasion pour se proposer », poursuit l’avocat qui ne perdrait pas son temps à poursuivre PwC.
Fondé à Londres en 1849, PricewaterhouseCoopers s’occupe de comptabiliser les votes pour les Oscars depuis 83 ans. La firme s’était même vantée un peu plus tôt dans la semaine du fait que leur contrat n’avait jamais nécessité un nouvel appel d’offres puisqu’ils ont « toujours fait du bon travail ».
Pour le plaideur Patrick Ouellet, de Woods, « je ne le vois pas, le recours en justice ». Selon ce qu'il comprend des événements, il lui apparaît difficile de voir qui pourrait plaider pour un dommage. « Qui l'a subi? Le lauréat? Celui qui n'a pas gagné? »
À la rigueur, l'organisateur de la soirée pourrait poursuivre pour atteinte à la réputation, croit Me Ouellet.
« À mon avis, il s'agit plus d'un événement qui aura des répercussions sur la réputation de PwC plutôt que des répercussions légales », estime de son côté Me Jessie Mckinnon, avocate en droit du divertissement. « L'erreur semble s'être produite au moment de la remise de l'enveloppe à l'annonceur et ne semble pas mettre en cause l'intégrité de PwC ou ses employés. Bien qu'il s'agisse d'une gaffe mémorable vu l'importance du nombre de spectateurs, les véritables conséquences de celle-ci sont assez minimes.»
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois, rappelle-t-elle, qu'une erreur dans l'annonce des gagnants se produise. « Je pense, par exemple, à Miss Univers Canada 2013 et Miss Univers 2015 - dans ce dernier cas, c'était cependant une erreur de l'annonceur - et, à ma connaissance, il n'y a pas eu de conséquences au niveau légal. »
Seules deux personnes connaissent la liste des gagnants : Brian Cullinan et Martha Ruiz, employés de PwC, qui supervisent les procédures de comptage.
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Une telle erreur avait déjà été commise en 1964 rapporte le Huffington Post, lorsque Sammy Davis Jr avait reçu lui aussi la mauvaise enveloppe. Ce couac n’avait semble-t-il pas porté atteinte à PwC qui avait continué de travailler pour cette cérémonie tant attendue. En sera-t-il de même cette fois-ci ?
Anonyme
il y a 7 ansAnd the Oscar for Best Documentary Short goes to…”ISIS – Al Qaeda”....
Hollywood, tout comme les médias "démocratiques", n'est qu'un outil de propagande