Protection des sources : les juges ne pourront être contraints à témoigner

Céline Gobert
2016-11-17 10:52:00

Un juge et une avocate
Le commissaire qui représentera le domaine judiciaire est le juge de la Cour d’appel, Jacques Chamberland, qui possède 45 ans d’expérience en droit. Barreau 1972, le juge Chamberland a exercé plus de 15 ans au cabinet Lavery. Il a été nommé sous-ministre de la Justice et sous-procureur général du Québec en 1988. Cinq ans plus tard, il a été nommé à la Cour d'appel du Québec.

Chaque commissaire sera rémunéré 800 $ par jour. Ils pourront analyser une période de temps débutant le 7 mai 2010 où la Cour suprême a statué sur la protection des sources journalistiques en matière criminelle. Pour rappel, l’objectif du mandat est d’enquêter, faire rapport et formuler des recommandations sur les pratiques policières en matière d'enquêtes, qui pourraient porter atteinte à la protection des sources journalistiques.
L’opposition mécontente
Selon l’avocate et députée péquiste Me Véronique Hivon, la commission mettra trop de temps avant de remettre son rapport au gouvernement. « Ça nous apparaît trop long», a-t-elle indiqué selon le journal. Me Hivon aurait « aimé apporter des modifications législatives avant les prochaines élections. »
Selon l’avocat et député caquiste Me Simon Jolin-Barrette, cette commission « n'a pas de dent, pas de mordant, pas de dentier ». Selon lui, le gouvernement libéral se contente d’un « exercice de relations publiques ».