Goodfood placée à l’abri de ses créanciers
Goodfood obtient du répit pour mener sa restructuration. Avec quels avocats?

Marché Goodfood a obtenu de la Cour supérieure d’être protégée de ses créanciers.
L’entreprise montréalaise de prêt-à-cuisiner avait demandé la protection prévue par la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), « afin d’obtenir le temps et la flexibilité nécessaires pour poursuivre sa restructuration financière tout en continuant d’exploiter son entreprise et de mettre en œuvre son plan de redressement opérationnel », précise un communiqué.
« La restructuration vise à renforcer les assises financières de la Société et à mettre en place une structure de capital mieux adaptée à ses activités et à ses besoins opérationnels à long terme. »
Goodfood est conseillée par une équipe du cabinet Fasken, composée de Me Marc-André Morin, Me Nicolas Mancini, Me Éliane Dupéré-Tremblay et Me Emma Bussières.
Dans son ordonnance, la Cour supérieure a nommé Raymond Chabot à titre de contrôleur.
Marché Goodfood fait face au renouvellement d’une dette de 29 millions de dollars arrivant à échéance en mars 2027, avec un paiement de 835 572 $ d’intérêts prévu fin septembre.
Or, dans sa demande au tribunal, l’entreprise indique qu’elle « ne dispose pas des fonds nécessaires pour effectuer des paiements supplémentaires au titre des obligations 2027 sans compromettre ses activités futures, et n'est pas non plus en mesure de rembourser les obligations 2027 en espèces. »
La trésorerie de l'entreprise montréalaise, qui emploie 230 personnes, est tombée de 12,3 millions de dollars en juin 2025 à 4,7 millions de dollars un an plus tard.
Après avoir profité d’une forte croissance lors de la pandémie, Goodfood n’a pas réussi à prolonger cette période faste. Depuis le début de l’année, les arrivées et les départs se sont succédés à la tête de l’entreprise. L’an passé, l'homme d’affaires Selim Bassoul était arrivé au secours de Goodfood, tandis que le PDG Jonathan Ferrari s’en allait, suivi du fondateur Neil Cuggy. Au moment de demander la protection de la LACC, M.Bassoul démissionnait, suivi le lendemain par l’administratrice Terry Yanofsky.
Goodfood entend poursuivre ses activités durant la période de restructuration.
Partager cet article: